Biographie et bibliographie du traducteur
Propos du livre
Hölderlin – celui qui dessine la ligne, sur la planche du menuisier
Zimmer. Et qui la divise, à la limite de l’horizon des montagnes.
Par lui la langue de poésie tourne, autour de l’an 1800, sur une double
jointure. Par le grand-œuvre des poèmes de la clarté : Pain et Vin,
Brot und Wein. Et par la grande exploration des Essais de Homburg sur
la “ Démarche de l’esprit poétique ”, la Verfahrungsweise, aventurée
dans la nuit d’une phrase de trois pages non ponctuées.
(…)
Dans le creuset hölderlinien la mythique ancienne est consumée par un
feu et entraînée par un mouvement sans pareil. Car celle qui n’est plus
nommée ici est pourtant présente, Diotima, la prêtresse de Mantinée qui
enseigne à Socrate dans le Banquet la science de l’amour, – mais qui
semble ici s’être simplement mêlée au cortège des “ prêtres du dieu de
la vigne ”. Extraits de la préface de l’auteur
Extrait
Moitié de la vie
Avec ses poires jaunies s’avance,
Et pleine de roses sauvages,
La rive sur le lac,
Vous, cygnes charmants
Et grisés de baisers
Vous plongez la tête
Dans l’eau sainte et frugale.
Malheur à moi, où vais-je, quand
Ce sera l’hiver, prendre des fleurs, et où
L’éclat du soleil,
Et les ombres de la terre ?
Les murs se tiennent
Sans langage et froids, dans le vent
Claquent les girouettes.
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Illustrations
Ces textes sont accompagnés de dessins sur le vif d’Henri Maccheroni.