Biographie et bibliographie de l'auteur
Propos du livre
Dans À Jour, Serge Ritman cherche la nudité du dire comme Ben-Ami
Koller cherche celle du peindre : sa manière de mettre la poésie à
jour. Parce que le poème ne peut admettre les séparations de l’époque
entre l’individu et la société, les jours et les poèmes, le quotidien
et la beauté…
Le sonnet, la phrase, la vitesse, le prosaïsme cherchent un dire vrai
qui invente son temps, son sujet, son paysage, son amour même, au jour
le jour. Comme un poème qui nous récite, qui nous dit, qui nous met… à
jour. Il y va d’une politique, d’une éthique, d’une érotique du langage
qu’ensuite seules la lecture et la vie peuvent inventer dans leur dire.
Soixante-dix-sept fois sept vers parce qu’un livre de poèmes est sans fin. Celui-ci voudrait seulement être à jour.
Extrait
Comme si tu savais où tu allais le matin
Les jours se ressembleraient tu laisserais
Le temps passer dans ton corps et l’autre
Temps venir devant et encore l’autre
Revenir dans le poème et puis un autre
Avec la relation et l’amour et disparition
Et toujours encore demain au jour tiens
Les livres font des piles du papier jauni
J’aime écorner les moments les chapitres
Les parties cet agenda rompt la lecture
Rien n’est linéaire quand on écoute
Le fleuve coule ce matin il est impossible
De voir le courant qui part vers l’inconnu
Ou encore ce train qui s’arrête au loin
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Illustrations
Texte accompagné de dix encres de Ben-Ami Koller