Biographie et bibliographie de l'auteur
Propos du livre
Du lièvre à la girafe, long cou ou longues oreilles, en passant par
l’homme dont les mots cherchent à témoigner du monde comme il va et des
instants fragiles qui parfois l’illuminent, la vie est un horizon perdu.
Ce bestiaire est poésie. Ailes qui se déploient, ces cinquante-neuf
poèmes nous aident à reprendre notre vol, loin du monstre qui est en
nous, vers des cieux plus humains.
Le Cou de la girafe s’inscrit selon la même démarche poétique que les
précédents ouvrages de l’auteur. Les mots, ici en l’occurrence les
animaux, servent de prétexte à discourir poétiquement sur les
faiblesses morales de l’homme.
Genre poétique particulier, original, il offre peu de correspondances avec l’écriture actuelle.
Extrait
Le rat est l’animal d’en bas.
L’homme est celui d’en haut.
Que pense le rat de l’homme.
L’homme a peur du rat.
Dans la nuit qui est la sienne
que voit le rat.
...
Nos portes de salon sont trop basses pour la girafe.
On dédaigne ce qui ne nous ressemble pas.
Ni cœur ni raison pour apprivoiser cet animal.
Sa fragilité est un trompe-l’œil.
Sa nonchalance, une façade.
Elle porte la noblesse de la nature.
Dans les pieds ou le cou.
Nos dimensions sont plus réduites.
Sans majesté ni courage
on s’affale à longueur de temps
dans notre brousse quotidienne.
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Illustrations
Frontispice d’Hélène Bongiraud