Biographie et bibliographie de l'auteur
Propos du livre
Jacques Ferlay a une amie rivière. Il suffit de le suivre.
Au fil des pages, les cinq sens en éveil – plus le cœur – nous
cheminons avec lui au plus près de l’eau, des arbres et... des
palmipèdes, qui n’ont plus de secret pour lui.
Au bord de
l’eau, à chaque pas, chaque page, nous sommes témoins attentifs des
moindres détails nourrissant la méditation du poète : Grandir...
Vieillir… ou les traces du temps sur les choses de la vie. Les pensées
fusent, coulent et bouillonnent en quête de sens, avec des mots simples
et profonds dans l’épure du haïku. Et chacun sait que pour écrire un
haïku, il faut être hospitalier : on s’arrête, on immobilise l’instant.
Cette promenade au fil de l’eau en la compagnie de Jacques Ferlay est
une respiration, une image – un croquis, qui capte pour nous le fugitif
et le fragile.
Les lavis de Sidali de Saint-Jurs accompagnent au fil des saisons la narration de la promenade et tissent avec les haïku l’événement bref qui trouve d’un coup sa forme juste pour reprendre les termes de Roland Barthes.
Extrait
Être jeune ou vieux est peut-être un choix,
au moins par moments. J’en parlais souvent
avec les canards de ma rivière familière.
Canards et humains
deux familles promeneuses
s’observent en paix
*
L’homme sur la berge
suit aveuglément le chien
qu’il croit promener
*
Fier canard en tête
l’onde l’affuble
d’une queue de paon
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Illustrations
Lavis de Sidali de saint-Jurs