Biographie et bibliographie de l'auteur
Propos du livre
Un livre lumineux entre le soleil et la mer. Lalou, calligraphe, Lalou,
photographe et Lalou philosophe, Lalou amoureux de la vie ! Tout est
simple et beau quand on sait regarder le monde, non pour le prendre et
le maîtriser mais pour en recevoir le souffle de vie. Tout est simple
et beau, même les hautes pensées de la théologie… Dieu est une femme
nue allongée sur le sable chaud ! Voulez-vous rencontrer le bonheur ?
Il suffit de suivre le vol des oiseaux, le frémissement des feuilles
d’un olivier et la courbe fascinante des fesses d’une femme.
Un livre d’amour et d’amitié, pour les êtres et les choses. Étonnante “
philosophie de la caresse ” qui, entre “ la cérémonie du trait ” et la
cérémonie du thé, nous emporte dans la joie de sa méditation à la
recherche de l’ivresse des vagues et du frôlement des sexes. Marc-Alain Ouaknin
Extrait
Sur les routes, le long des chemins, aux bords des plages, je les ai
vus, cent fois, mille fois. Combien de fois ai-je été stupéfait de leur
couleur et de leur nombre ? Combien de fois ai-je senti que ces
oliviers en rangs serrés, dans un désordre parfaitement organisé,
étaient mes arbres, étaient les arbres de ma vie, comme on dit d’elle,
qu’elle est la femme de ma vie. Mais il m’aura fallu deux ou trois
remarques lancées au hasard d’un cours ou d’une conversation pour
comprendre leur noblesse et leur beauté. Mon professeur de grec
moderne, lors d’une traduction d’Elytis, nous parle de la vibration de
leurs feuilles au midi grec due à leurs faces qui ne sont pas du même
vert. Un ami m’explique comment s’ordonne dans le vent l’ensemble de
son feuillage, comment les jours de meltem, une vaste spirale saisit
l’arbre comme une hélice. Pourtant je les voyais ces reflets glauques,
pourtant je les sentais ces rythmes du vent dans les branches. Mais je
ne voyais rien et je ne sentais rien, on ne voit rien, on ne sent rien,
malgré ces dizaines et ces dizaines de semaines passées en Grèce au
beau milieu des olivaies. Il fallait que quelqu’un, sans le faire
exprès, me dise quelques mots sur toutes ces choses de l’arbre de ma
vie. Je pensais m’imprégner de toutes ses écorces, de toutes ses
frondaisons à l’horizon. Il faut une certaine maturité pour s’ouvrir au
paysage.
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Illustrations
Calligraphies et photographies de l’auteur.