Biographie et bibliographie de l'auteur
Propos du livre
Parcourir la forêt et s’enfoncer au plus profond du fond du vallon.
Conciliabules et brouhahas répétitifs des éclaboussures.
Boire l’eau au goût de sable.
S’émerveiller de voir son enfant sautiller de pierre en pierre, escalader des rochers bien plus grands que sa joie.
La patience du lichen et l’obstination de l’aulne protègent les
attentes de la salamandre sous le vol ensoleillé de l’aigle… L’enfant
danse.
Roche déguisée en animal, racines pétrifiées. L’enfant-roi se dissout dans cette confusion des règnes.
La vie sauvage aux énergies primitives se cristallise dans le moindre caillou et se laisse porter de launes en cascades.
L’œuvre que je poursuis sur ce thème depuis 1984 est née de la mémoire de ces images.
Derez A Derez
Extrait
Tête de pierre,sœur jumelle des meules lunaires qui s’obstinent encore
dans nos moulins d’aujourd’hui, il va construire pierre à pierre des
milliers de murs, rebâtir en terrasses un pays à sa mesure.
Petit Atlas agricole il porte notre terre sur les épaules.
Cairn, il jalonne la mémoire de notre pays.
Haut pays où il n’est d’autre choix que de s’élever.
Pays d’escaliers.
Escaliers tournés vers le berceau des dieux où s’épanche la rivière, berceau d’eau bleue qui se meut au mitan des terres.
Escaliers construits d’un vieil appareil de pierres sèches où s’inscrit la légende de l’enfant
et, sur ces escaliers sa descendance :
Tout un peuple d’oliviers en marche vers la mer.
Jean Princivalle
Lire un autre extrait
Illustrations
Dessins à l’encre de Derez A Derez