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Les collections > Thoth

L'AutocarPhilippe Chartron
L'Autocar
Prix : 13,00 € 12,35
Quantité :
EAN : 9782911718618
Format 10 x 20 centimètres
96 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 2° trimestre 2001
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Quelqu’un prend l’autocar. Un bon vieil autocar, “ point de vue – point de vie ” écrit Philippe Chartron. Quelqu’un revient. Ou fuit. C’est pareil. Au rythme du car, dans le temps si particulier que font naître ses vibrations, quelqu’un oublie. Quelqu’un. Vous, moi, c’est pareil. Montez dans l’autocar. Tassez-vous dans un de ses sièges, replié entre un dehors qui défile et un dedans qui se dépouille. Passé le point d’oubli, êtes-vous sûr du prochain arrêt ?
*
L’autocar est une expérience de vie hors de la vie. L’attente, le remords, le passé sont mis en pièces durant ce voyage qui suspend le temps. Enfin retirées de l’événement, nos sensations épurées nous guident dans un monde vibratoire, qui était caché tout près de nous. Enfin, l’oubli nous est donné. Enfin, nous ne sommes que cela : nous sommes. Projetés dans le monde, dans la vitesse douce et infinie de l’autocar.

Extrait

Tout près de l’autocar, les choses défilent à grande vitesse, et fuient déformées avant que d’avoir pris forme. Vite, très vite, elles se disent en courtes approximations et dévalent, filent vers l’arrière et vers le non-retour. L’autocar se précipite toujours plus vers elles, les choses proches, les choses qui veulent se mettre devant, dans l’existence frontale du choc. La vitesse taille en elles un coup de lame sans fin, qui découpe et jette de part et d’autre la chose précipitée de biais, de profil, mise en bouillie par la perspective propre à la vitesse, à nouveau néantisée, à l’arrière du cycle et du temps, en attente lointaine d’un nouveau passage.
À quelque distance, les choses se reconnaissent avec plus de facilité, elles semblent courir à côté de l’autocar, pour quelques secondes propices à les reconnaître. Soudain elles décrochent du rythme imposé par la machine roulante, et s’amenuisent, se troublent, se dissolvent vers l’impossible arrière, vers ce qui confond l’après et l’avant. Les choses ponctuelles se fracassent plus vite que celles qui sont continues. Ainsi les haies, les fils, les rangs de blé ondulent et vibrent, tressautent, se cassent et se reforment. Ces choses-là, secouées par la vitesse, font pressentir une adjonction de leur zone de vitesse avec la précédente, rapide et cassante, et la suivante plus lente, qui déroule et poursuit.

Lire un autre extrait

 

Illustrations

La photographie de couverture est de Muriel Grégoire

Site e-commerce par Raynette.