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Les collections > Thoth

AssombrissementJean-Pierre Chambon
Assombrissement
Prix : 12,50 € 11,88
Quantité :
EAN : 9782911718571
Format 10 x 20 centimètres
78 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 1° trimestre 2001
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Il est des moments où la simple couleur de la vie semble se retirer, le sang se ralentir et la vue peser du poids d’une ombre, une ombre non portée par un obstacle à la lumière mais comme suée de la matière même. On ne sait trop dans quelle sorte d’éveil on se tient alors ni si ce crépuscule soudain préfigure un nouveau jour ou la tombée maladive du soir, une rédemption ou une disgrâce. Reconnaissant ce déclin de clarté comme le signe engagé d’une métamorphose, on redoute déjà d’avoir à affronter un théâtre de ténèbres où se répéterait, jusqu’à l’éblouissement du vertige, l’impression de scènes, évasives et paradoxales, vécues sur un autre versant du temps. Ces récits puisent leur encre à la source de ce manque de lumière.

Extrait

La neige s’était mise à tomber abondamment. À travers le dru papillotement des flocons, je discernais de plus en plus mal les silhouettes du guide et du porteur. Bien souvent, ils devaient faire halte pour m’attendre. À chaque pas, mon corps s’enfonçait lourdement dans la masse froide et friable et je ne sentais plus mes pieds raidis sous les bandages et les guêtres. Dans le simple et pénible mouvement de la marche, le pur instinct d’avancer avait relayé en moi toute décision. La neige, à travers ses hachures, ne laissait entrevoir qu’une grisaille infinie. Les vagues formes sur lesquelles tentait de prendre appui mon regard se dissolvaient dans le même poudroiement. De temps à autre, un tourbillon de vent me lançait au visage une poignée de semences et, les pommettes en feu, le front harcelé de picotements, je fermais les yeux un instant. Mais c’était alors comme si la neige continuait à vibrer en moi, dans un espace où je n’étais que cette granulation hallucinante, ce pullulement sans fin. Comme en écho à la tourmente, la confusion commençait à gagner mon esprit. ”

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Illustrations

Couverture et illustrations des pages intérieures de Béatrice Englert.

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