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Les collections > Carnets

Dialogue avec Arthur Rimbaud…Michel Butor
Dialogue avec Arthur Rimbaud…
Prix : 19,90 € 18,90
Quantité :
EAN : 9782911718595
Format 28 x 20 centimètres
54 pages.
Couverture 3 couleurs
Reliure dos carré collé
Collection “ Carnets ”
ISSN 1284-6791
Dépôt légal 2° trimestre 2001

Titre complet : Dialogue avec Arthur Rimbaud sur l’itinéraire d’Addis-Abeba à Harar
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Le 26 août 1887, depuis Le Caire où il était allé se rafraîchir des chaleurs d’Aden, Arthur Rimbaud écrit à son ancien directeur Alfred Bardey une longue lettre dans laquelle il lui raconte ses aventures depuis qu’il l’avait quitté deux ans plus tôt. Il lui communique en particulier le journal qu’il avait tenu de son itinéraire d’Endotto à Harar, trajet parcouru pour la seule fois de sa vie. Alfred Bardey en fera lecture à la société de géographie dont il était membre, et qui le publiera dans ses comptes-rendus. Nous avons pu parcourir à peu près cet itinéraire plus d’un siècle plus tard en 4 x 4 ; nos souvenirs et photographies servent d’accompagnement discret au texte du poète.

 

Extrait

Nous croisons le train brinquebalant, trois petits wagons débordant par toutes leurs portes et fenêtres. Une épave de voiture-mitailleuse. La savane semi-aride est parsemée de loin en loin d’arbres nommés acacias par les Européens du coin mais qui n’appartiennent pas plus à ce genre que ce que nous nommons ainsi en France. Ils sont évasés en forme de coupes de champagne, et leurs fleurs blanches en figurent l’écume. Naturellement des eucalyptus ici et là. Beaucoup de coulées de laves. À notre gauche le mont Yerer, volcan éteint, à droite la chaîne des montagnes qui continue jusqu’à Harar.
Nous rencontrons surtout des Amharas tout vêtus de blanc souvent très poussiéreux, mais qui devient éblouissant pour les fêtes comme nous avons pu le voir quelques jours auparavant lors des fêtes du dimanche des rameaux orthodoxe à Lalibela.
“ …Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie… ”
On pourrait décrire les vêtements des hommes comme de courtes toges drapées en plis circulaires sur la poitrine et le ventre. Ils ont l’habitude de porter leur canne à deux mains derrière leurs épaules, exercice dont nous sommes bien incapables et qui leur conserve un port seigneurial. Les femmes utilisent des étoles nommées natalas, en coton blanc souvent brodées de minces bandes multicolores aux deux bouts, dans lesquelles elles s’enroulent la tête ou portent leurs enfants sur leurs dos.


Lire un autre extrait

 

Illustrations

Le présent ouvrage est illustré tant sur la couverture qu’en pages intérieures de photos prises par Marie-Jo Butor.

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