1, montée du Portal - 06390 Coaraze
Accueil Recherche Votre panier Valider votre commande Conditions de vente Nous contacter
Les librairies partenaires
Votre compte client
Pour accéder à votre compte, veuillez vous identifier :
E-mail :
Mot de passe :
Pour recevoir notre lettre d'information
e-mail :
Vers le site Compoir du livre SPE

Les collections > Thoth

Silvia BaciSophie Braganti
Silvia Baci
Prix : 10,50 € 9,90
Quantité :
EAN : 9782911718496
Format 10 x 20 centimètres
80 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 3° trimestre 2000
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Silvia Baci serait d’une incroyable banalité, une histoire sans histoire avec les mots du quotidien, s’il n’y avait l’imprévu, sorti du mystère des mots confrontés à la figure emblématique de la grand-mère, pour donner en relais une énergie neuve.
Silvia Baci s’est habillée de frais, de peur et de poésie, pour dire autrement sa présence au monde.

Extrait

Dans les éclats de papiers soufrés, foulés par les derniers quidams.
Agostina ne sort plus depuis longtemps. Il fait trop froid. Elle préfère abreuver les convives dont elle surveille les verres, du petit vin blanc. Il a la couleur du miel. Comme le miel qui enrobe les castagnoles, cette spécialité dont la grand-mère possède le secret. C’est un jeu de taire la recette. Un secret d’alchimiste. Elle peut, pour tromper, satisfaire la demande en dévoilant un semblant de recette, mais il manque toujours un ingrédient, un élément pour qu’elle soit complète et réalisable. Lei mange des castagnoles rondes de la taille de sa bouche en attendant le bouquet final du feu d’artifice. Le miel colle aux doigts en accompagnant les pâtisseries dans la bouche. Surtout ne pas les croquer. Les laisser fondre. Laisser s’envahir la bouche.
Le feu a un son sourd. La nuit lui fait un buvard. Revoir les petits morceaux de pâte gonfler dans la poêle au contact de l’huile. La magie de la cuisson et le moment où il faut tout stopper. Atteindre le blond doré croustillant et barbouiller de miel, sans plus. Et dans le saladier où les boules sont blotties, Lei voudrait s’y plonger tout entière, s’y lover, dans la douceur du miel.
Tant qu’il y aura cette femme, il y aura le carnaval vu des collines.
Tant qu’il y aura Agostina, Lei voit sa vie comme une suite de tableaux. Quelquefois des triptyques. D’autres fois, des palimpsestes. Tous partent d’une palette commune ou bien tout l’y rattache. Les couleurs de la maison carrée et des mots flous dans des phrases imprécises.

Lire un autre extrait

 

Illustrations

En couverture, reproduction d’une œuvre de Claude Goiran

Site e-commerce par Raynette.