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Les collections > Fonds Poésie

QUODLIBETsDaniel Biga
QUODLIBETs
Prix : 15,00 € 14,25
Quantité :
EAN : 9782364180499
Format 14,5 x 20 centimètres
144 pages
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN : 2117-5470
Dépôt légal 1er trimestre 2018
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

 

Propos du livre

Après Bienvenue à l’Athanée, publié dans la même collection en 2013 où la PoéVie de Daniel Biga – cette relation d’infusant / infusé entre la poésie et la voie / la vie et la poésie – se donnait libre cours au travers de ses jeux de langue insolents et ravageurs, en langue d’oïl, en rital, en nissart, "en pingouin et autres zidiomes", voici ce QUODLIBETs (en trois parties) où la même force d’insoumission aux multiples aliénations que secrète notre monde installée au cœur de la langue est à l’œuvre.
Jamais peut-être la lutte amoureuse dans la langue contre elle-même, Daniel Biga ne l’avait menée aussi radicalement que dans ce livre. Il y brise les mots, joue des sonorités, heurte les significations, les démultiplie. Dans cette mise en flottement du texte qui se développe comme une écharpe trouée se déplierait sous rafales de vent plus ou moins violent,  se crée la langue-Biga. Elle combat le cliché en jouant des clichés, en les parodiant, en les sapant. (…)
Avec la mort qui rôde, le silence qui menace, c’est la vie qui va, c'est la vie qui gagne. QUODLIBETs ne parle pas du monde mais de ce monde dans lequel vit, aime, souffre, vieillit Daniel Biga et c’est alors le monde qui se lève. Comme Maïakovski, Daniel Biga écrit "selon des motifs personnels sur l’existence générale".  Alain Freixe

 

Extrait


*

Dans mes jours âgés des chemins invisibles ou presque effacés – et que je ne connais plus m’appellent silencieusement. Me ramènent vers la giovinezza. Lo spirito ? ça manque parfois un peu de chair. Et la chair parfois oublie l’esprit. Des temps passés. Mal dépassés ? Il semble.
                       

la douche ? rapide : pas
besoin d’y rester trois jours
pour savoir que l’eau ça mouille !

embrasse les arbres ma fille mon amour
embrasse les arbres : prie qu’ils rincent ton sang        
                       
“ incline-toi vers ceux qu’on humilie ”
Omar Khayam

*

“ Quand le monde semble vaciller sur ses bases un regard jeté sur une fleur peut rétablir l’ordre ” Ernst Jünger (in La Cabane dans la vigne, journal 1945-1948)
   
Perdu son père
reperdit ses repères
même tout repaire
paire dépareillée
ne sut plus où se mettre

l’enfin justifie-t-il les moyens ?

*

La poésie te hèle :
“ cherche-moi ! tu es tiède ! tu chauffes ! tu brûles ! cherche-moi encore…”
et toujours – même si tu n’as plus guère de souffle
que bronches ou poumons te brûlent
déjà au bas de l’escalier
surtout si tu n’as aucune chance de la rattraper (la poésie)
(sinon par son bon vouloir)

on aspirait au stable au durable
l’on croisa l’éphémère le hâtif
(L’Éphémère du bouquetin titre Patrick Joquel
et Baudelaire écrit deux alexandrins royaux :
“ mes baisers sont légers comme ces éphémères
qui caressent le soir les grands lacs transparents ”)

l’existence de ces insectes de quelques heures à quelques jours va
dure mais les larves durant ses années préparent la naissance
aussi la beauté incarnée ne peut être que mortelle
aussi l’éclosion des fleurs n’est admirable
que parce qu’elle annonce couleurs flétries pétales fanés
là on se tait souriant on se met à pleurnichialer :
Ave Roma Antica ! Arnica riva montana !



Lire un autre extrait

 

Revue de presse

> Lire la note d'Alain Freixe parue dans le Basilic de mai 2018
> Lire l'article de Jacques Morin sur le site Poezibao (29 octobre 2018)

 

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