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Les collections > Fonds Poésie

Contre le désert (parution 26 septembre)Alain Freixe
Contre le désert (parution 26 septembre)
Prix : 13,50 € 12,82
Quantité :
EAN : 9782364180437
Format 14,5 x 20 centimètres
126 pages
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN : 2117-5470
Dépôt légal 4ème trimestre 2017
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

 

Propos du livre

La poésie d’Alain Freixe interroge encore une fois le chemin que prend notre Humanité. Les titres des quatre parties centrales de ce recueil peuvent se lire comme une seule phrase qui exposerait la dramaturgie de l’ensemble : “derrière les étangs”, “derrière les cols”, “derrière les jours”, “l’imprenable toujours”.
Cette phrase témoignerait d’un échec, que semble pourtant démentir le titre de la dernière et sixième partie : Comme on tombe amoureux, qui redonne au poème, malgré tout, son pouvoir et sa légitimité à affirmer du sens. Mais quel sens ? Relancer la parole, lui donner sa chance d’être fidèle à la vie, de témoigner de ces moments de grâce où le monde a signifié sa présence, et donc, tresser un lien qui tienne debout le poème et le dresse “contre” les forces négatives, le temps que s’accomplissent les menaces d’un désert où grandissent froids et dangers. Contre le désert, un combat entre le dedans et le dehors.

 

Extrait

Le blanc de l’églantier


Dehors, le vent plonge le bleu dans ce qu’il n’a pas. Au tympan du silence, le ciel en majesté se tient et se retient, feuilleté d’air et de poussières.
Ce bleu aveugle du ciel laisse de ce côté-ci du jour la blancheur de son murmure. À bien entendre les restes des ancolies fanées, l’œil s’emporte, se plisse dans les fleurs et finit par se perdre. Dedans.


*

Le froid a pris le vent. L’automne a traversé les hortensias du jardin. Le rouge n’est plus posé sur l’air. La couleur a reculé. Elle s’éloigne vers la transparence d’un blanc laiteux.
Faudra-t-il perdre les yeux jusqu’à ruiner boules et pétales pour teinter encore la lumière de rouge ?


*
Reste de cet été, dans cet automne de toutes les violences, le blanc de l’églantier fiché dans l’œil, entre les mains du vent et midi, cet éclair de fournaise dans le jardin.
C’est à peine si le ciel souffle, à peine si le chemin tremble, à peine si se retient le torrent, sec dans les pierres.


*

Faudra-t-il ces trous dans la langue, ces images qui au fil tendu du poème font ombre si grande que le désir y risque sa chanson perdue pour qu’au bout ce soit enfin le jour, quelque chose comme un matin et ses braises où suspendu un feu tremble dans l’absence des flammes ?


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