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Les collections > Fonds Poésie

Avant la nuitAlain Freixe
Avant la nuit
Prix : 12,00 € 11,40
Quantité :
EAN : 9782364180369
Format 14,5 x 20 centimètres
70 pages
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN : 2117-5470
Dépôt légal 4ème trimestre 2016
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

 

Propos du livre

Avant la nuit croise des textes aux adresses précises: amis peintres et poètes de l’auteur. Tous à attendre à partir de pratiques différentes ce “miracle, qu’est, dans l’art ou dans la passion, l’aspiration la plus profonde de la vie” et dont Georges Bataille disait qu’elle concernait ce “désir d’être émerveillé”, désir propre à l’homme. Désir de présence, claire, brûlante et renversante.
Entre présence et déroute, entre les reprises, les tombées, les relances, les pertes. Entre quelque chose venu du fond et qui remonte jusqu’à nous et quelque chose qui s’en va, rapide sur “le plissé de l’air”. Avant la nuit, quelque chose qui n’est pas fait pour le regard, nous traverse pourtant. Passe derrière nos yeux et se perd dans le loin du corps.
Quelque chose qui nous pousse à écrire. Encore. Avant la nuit.

 

Extrait

I


Dire que c’était là. Dans ce qui le séparait des choses. Comme de lui-même. Là, comme dans une eau déchirée par la lumière où se débat un nageur à brasse lourde. Sa tête, dans les éclats. Là, qu’il lui fallait trouver de quoi puiser forces et accords avec ce qui toujours déjà s’éloignait. Rives en lambeaux. Terres démembrées.

Et rien pour tenir. Ajuster. Vraiment. Comme il faudrait. Sans le noir qui retombe. Entre. La surface, l’arête et la bande.



II


Quand il s’est avancé, c’est tout juste si l’air a reculé jusqu’au mur. Rompu par le vent, un pan de blancheur s’égouttait. Avec difficulté. Des tissus, un peu. Des bandes, tout à leur effilochée.

C’est l’intervalle qui ouvre le feu. Les interstices libèrent trop d’air. Avivent. Dessous tremble. Ça pourrait flamber. Échapper. Se perdre.

Déjà des cris. Mal étouffés par les bâillons. Des ondes filent en frissons sur la peau des choses. Cela qu’il faut que les mains agrippent. Retiennent. Recouvrent. À l’écrasé dans toujours plus de bandes. De bouts. De toiles. Pour apaiser.


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