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Les collections > Fonds Poésie

Quête du nomAlain Guillard
Quête du nom
Prix : 16,00 € 15,20
Quantité :
EAN : 9782364180291
Format 14,5 x 20 centimètres
194 pages
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN : 2117-5470
Dépôt légal 1er trimestre 2016
 

Biographie et bibliographie de l'auteur



Propos du livre

Livre atypique mêlant récits en prose et poèmes dans un ensemble heurté et cependant cohérent. Une mémoire originelle et familiale y est convoquée, et avec elle, les morts que l’auteur fait revivre pour leur donner voix.
Avec cette Quête du nom, Alain Guillard part de loin. Des représentations du monde et des “lois” de la famille, il remonte à une présence à soi qui ne se fait jour que dans l’écriture, au travers de sa nuit. Une identité brisée se reconstruit sous le regard du lecteur à partir du corps et de la langue.
L’auteur interroge sans concession les manques des figures essentielles qui l’ont entouré : père, mère et frère, résidant en banlieue parisienne où l’humiliation subie, entre usines et bistrots, nourrit un vide… si difficile à dire… que la violence se retourne contre soi.
Pardonner n’est pas oublier, mais admettre le temps…

 

 

Extraits


Par la fenêtre ouverte vieil air de variété
Piano qui erre rideau qui flotte
Il fait très doux couleur glycine
Matou lavande se la coule douce
Entre les gouines du rez-de-chaussée
Madame De Huck comtesse russe
Neurasthénique à son balcon fume
Un peu partout – c’est dimanche –
Des enfants jouent.
Par la fenêtre ouverte vieil air de variété
Que ma mère préparant le repas reprend.

*

Ma mère tricote bol de café clopes sur la table
Ses doigts comme pluie d’automne
Trissent autour de nous un halo de tristesse.
Sur le piano de zinc à l’image des pauvres
Les mélodies sont simples à retenir.
On les retient par cœur à l’image des leçons
Que je dus ânonner “ pour leur en faire voir
À ces gosses de riches avec la morve de leurs parents
Qu’on les vaut bien ! ” elle disait avec rage
Clopin clopant m’encourageant.
Il pleuvra souvent sur sa vie et la mienne.
Nous resterons pauvres à l’image de la vie
Où les mélodies sont simples à retenir
Et lisibles de loin.

*

Maman tricote dans l’ombre qui colle au corps dans son sixième son taudis elle aime amère à dire tirant sur son clope à s’en péter poumon sempiternel bol de café à portée d’main. Elle est capable de rire pourtant à des bêtises de ces âneries qui passent à la télé grosse télé d’occase qu’on ranime d’un gros bouton au dos.
Elle est capable, n’accepte pas le sort qu’on lui a fait.
On : Les circonstances, la mort de ses parents, l’orphelinat, son boulot de bonniche, son mari, les sœurs de celui-ci, la belle doche – encore que – le nouveau qu’elle s’est choisi.
Rien ne va plus. La vie c’est bouffer d’la merde chaque jour un peu plus, elle dit.
Et l’âpre vin un jour qui bascule à sa bouche suite au suicide de son fils n’a d’autre raison – je crois – que cette blessure, terrible blessure à soi-même qu’on a laissé s’infecter.
On : Les circonstances, l’arrogance, l’impuissance niée, l’indif­férence autour, en chacun de nous ; en elle tout autant.
À quoi bon répéter ? Mésanges dans les branches, chant têtu dans les vitres, soleil mimosa en ce jour d’hiver, sous le ciel bleu limpide – une lame de lumière.
Cela méritait-il pareille haine de soi, des autres, en un face à face, va et vient infernal dont il n’exulterait en définitive que cendres supplémentaires ?
Debout en ce jour d’hiver, en marche vers nulle part ou la mort, il me semble que non qu’une autre voie... Mais il eût fallu moins d’arrogance, plus d’attention, une résistance à soi que les êtres entre eux ne permettent toujours pas.
Les êtres, les circonstances, le simple temps humain.
La vie – ce terme vague à quoi on se résout – en quelque sorte.

 

Lire un autre extrait



Presse
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