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Les collections > Fonds Poésie

Le Voyage de BougainvilleGérard Cartier
Le Voyage de Bougainville
Prix : 13,00 € 12,35
Quantité :
EAN : 9782364180260
Format 14,5 x 20 centimètres
108 pages
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN : 2117-5470
Dépôt légal 2ème trimestre 2015
 

Biographie et bibliographie de l'auteur



Propos du livre

Après le Supplément au Voyage de Bougainville de Diderot, Gérard Cartier revient à ce célèbre navigateur et à son voyage d’exploration scientifique autour du monde.
Il nous invite à un voyage à travers la création vers la vérité pratique, ce but de l’esprit qui était aussi celui de la poésie pour Éluard via Lautréamont. Dans cette confrontation à la géographie, à l’histoire, aux sciences, il s’y dit beaucoup de notre temps.
Poésie aux vers démaillés qu’un souffle épique traverse et porte – mais sans emphase – avec juste ce qu’il faut de savoir, de références et d’espoirs.

 

 

Extraits

 

.Praecipitationes.

Quartier de la Chapelle petite Sibérie
Des tentes de fortune au milieu des neiges
Malheur ! malheur ! un prophète malheur !
Demi-nu chancelant barbe hirsute hoquetant
De terribles présages      et longtemps
Un faune me poursuit dans les rues
Boiteux soixante ans accouché au couteau
Usurpant mon baptême et mon nom
Qui jadis dans l’horreur des provinces
Se rêvait en Rimbaud      l’instable Providence
Nous fait un jour basculer hors du monde
Et nous voilà sous les cendres glacées
À parler au ciel comme saint François
Et dans l’ivresse fomenter pour survivre
Une fantasque compagnie      cet autre en soi
Qu’on aurait pu être      fœtus desséché      ingénieur
Ou poète      dansant sous la neige éperdument
Qui réveille dans son antre l’enfant et ourdit
Dans la douceur du corps vivant
Le transi

 

.Lapides.

Les passions ont fui      mais rien
Qui ne m’ébranle en secret faveur de l’âge
Partout ma vie pétrifiée      dans la craie une hélice
Et le gouffre des années m’aspire
Chantier de Sangatte l’eau saumâtre qui suinte
Et l’odeur du gazole      royaume érébéen
Que l’abbé Delille a oublié de célébrer
Roches et machines dont une main adroite
Aurait composé d’impeccables vers français
La craie du Boulonnais et l’argile du Gault
Le tunnelier halète pompes et pistons les pics
Déchirent le Crétacé la mer s’infiltre
Moiteur suffocante      et tandis qu’à Sarajevo
La lourde roue de l’Histoire broyait les utopies
Je jubilais casqué deux cents pieds sous la mer
Parmi les ingénieurs de Bonaparte un fossile
Sous la loupe      l’âge depuis m’a jeté dans les arbres
Gui chevelu passereaux aux jumelles      mais rien
Qui ne reste mien      autant que les grives
L’Histoire      et la tresse de l’ammonite

 

Lire un autre extrait

Presse
> Note d'Yves Ughes dans le Basilic N°50
> Note de Geneviève Huttin sur le site Poezibao
> Note de Françoise Hàn dans Les Lettres françaises
> Note de Marie-Claire Bancquart sur le site Terres de femmes
> Article d'Emmanuel Laugier dans Le Matricule des anges
> Article de Bernard Demandre sur le site Médiapart et parue dans Europe (nov-déc. 2015)
> Note d'Angèle Paoli sur le site Terres de femmes
> Article de Gérard Noiret dans La Quinzaine littéraire
> Note de Claude Adelen parue dans la revue Zone sensible
> Note de Claude Ber sur le site Poezibao

 

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