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Les collections > Fonds Poésie

Des heures froidesMarcel Migozzi
Des heures froides
Prix : 12,00 € 11,40
Quantité :
EAN : 9782915120981
Format 14,5 x 20 centimètres.
72 pages.
Couverture quadrichromie.
Reliure dos carré collé.
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN : 2117-5470
Dépôt légal 3e trimestre 2014
 

Biographie et bibliographie de l'auteur



Propos du livre

Des heures froides : le titre du recueil de poèmes est éloquent. Car vient un moment où autour de nous la mort râtelle. Vient un moment où s’approche la fin, la dernière.
Écrire avant la nuit, "avant d’éteindre" dit Marcel Migozzi. Écrire pour accompagner ceux qui sont morts, partis, perdus ; ceux qui s’avancent vers cette disparition. La vie qui émane et s’en va de ces heures froides, Marcel Migozzi la peint avec sobriété et lucidité. Au contraire de la froideur, c’est une chaleur qui se dégage, mais retenue, toujours ajustée à son propos, comme un parfum. Le ton de Marcel Migozzi est fraternel, avec juste ce qu’il faut de distance pour goûter cette saveur mortelle où notre condition humaine nous conduit. Marcel Migozzi, une écriture amie.

Extrait


Le Perdu


Ce qui s’est perdu éperdument rayonne encore
Pascal Quignard

Le corps a été perdu.
Un tas de terre, on reste là.
On a poussé la porte basse.
L’heure est froide si près du lit
Et l’oreiller devient immensément présent.
L’armoire accompagnée de planches.
Autres poussières : les démarches
Avec les fleurs. Et le reste
Découronné.
En souvenir du perdu.


Un vieux ruban doré sur la boîte à chaussures.
Vieilles photos, vrac de visages.
Le chausse-pied troué d’une vie sans
Histoires universelles. Vieilles
Médailles. Sans y croire.
Le miroir déposé hors des visages. Vide
Le compotier rose de hier
Aux quelques fruits comptés et rares.
Mais la mère n’était pas morte ni hier
Perdu.


Rien qu’un chausse-pied. Jadis
Vivant de talons jeunes sous des corps.
Comment il a usé sa brillance
Mystère. Quand la vie se retire de la matière
Il faut renoncer au comment.
Un rien de métal sans réponse
Nous retourne son fer. Mémoire
Comme un bas de penderie à robes
Éternellement vides mais fidèles
À la charnure d’un corps qui s’est perdu.


Temps de goudron. Près du portail
Le fourgon noir s’immobilise.
Tôles luisantes dernier cri.
Des inconnus bien habillés
S’avancent. Signe.
Prière de se rapprocher.
Et puis moteur.
Au ralenti. Les premiers pas
D’une famille moins un corps
Vers le perdu.


Pays bleu qu’on lisait à la chaleur du poêle
À bûches cassées par les cantonniers.
On savait lire en vrai. Le bleu
N’avait pas un nuage.
Si bleu si nôtre qu’on n’avait pas d’âge.
Pas encore piétiné la sciure des doutes.
Les années étaient nues
Sans robe noire. Maintenant
Où sont les mots inséparables
Pays bleu ? Déjà perdus ?

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Presse
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