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Les collections > Fonds Proses

Un peu de toiMichel Séonnet
Un peu de toi
Prix : 15,00 € 14,25
Quantité :
EAN : 9782915120813
Format 14,5 x 20 centimètres
144 pages.
Couverture quadrichomie.
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Prose ”
ISSN : 2259-6976
Dépôt légal 4° trimestre 2012
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Authentique et rare chant d’amour, ce récit proclame ce qu’il y a d’incompréhensible dans l’amour quand il est l’Autre à l’Autre noué, l’Aimée et l’Aimé pour ce qu’ils sont, corps et âmes, à travers le temps, la vie, la maladie, la mort, sous toutes leurs apparences : leurs épiphanies.

Au lendemain de la mort de la femme qu’il aime, le narrateur entreprend de dire encore un peu de toi. Il convoque ses souvenirs, se rappelle les discussions, les rêves communs, les déchirures communes, l’espérance et la foi communes, le partage des émotions que procurent l’art, la musique, la littérature et le combat contre la maladie. En contrepoint du récit, une interprétation du Cantique des cantiques : chant d’amour au sanctuaire des corps mêlés quand la fusion des sueurs, des peaux et des chairs est de fait celle des âmes.

Et le lecteur, qui entend la voix qui bourdonne par en dessous pendant qu’il lit, se dit que c’est bien pour déborder notre commune impuissance, notre finitude et notre désespoir que ce livre est entre ses mains.

 

Extrait

Ce fut sa maladie qui, dix ans plus tard, réveilla en moi l’écriture de son corps. Comme une guerre à mener. Impérieuse. Totale. En appeler à toutes les forces de la vie. Je commençai un texte qui s’appelait Un chant d’amour. Chaque séquence en était introduite par un verset du Cantique des Cantiques(…).

1 – Je vous en conjure, n’éveillez pas, ne réveillez pas mon amour avant son bon vouloir.

Ce soir-là l’Aimé est venu tard, et lorsqu’il entre dans la chambre il ne voit de l’Aimée que le visage endormi à la faible lueur de la lampe de chevet. Il s’émeut de l’abandon d’enfant dans lequel elle sommeille, le front déridé, les yeux presque un sourire et les lèvres aussi qui à peine s’écartent pour que passe le souffle, chaque respiration comme une vague qui vient la déposer plus légère sur la plage enchevêtrée du coussin et des draps. Il voudrait exulter. L’Aimée, ces derniers mois, a si souvent dormi dans le tumulte et la douleur. Ou bien c’était déjà quelque chose d’un masque de mort qui venait hanter le teint cireux et les traits affaissés et lorsqu’il venait se coucher c’était dans la hantise du peu de souffle qui soulevait le drap. Il lui est même venu de passer la main devant son visage pour vérifier qu’elle respirait. De la voir cette fois si vivante dans son sommeil, il en est bouleversé. À peine s’il ose se pencher et du bout des lèvres un baiser dans son cou. Il la regarde encore. Son corps est un appel. Mais il la laisse à la paix de ce sommeil difficilement acquis, il la caresse d’une prière appelant bénédiction et à son tour il se laisse bercer au bruissement de sa respiration.



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