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Les collections > Fonds Poésie

Comme si de rienJacques Ancet
Comme si de rien
Prix : 13,00 € 12,35
Quantité :
EAN : 9782915120806
Format 14,5 x 20 centimètres
112 pages.
Couverture quadrichromie.
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN : 2117-5470
Dépôt légal 2ème trimestre 2012
 

Biographie et bibliographie de l'auteur



Propos du livre

95 sizains et 2 proses dont une inaugurale pose l’enjeu de ce livre : écrire le jour, ses odeurs, ses lueurs, ses rumeurs. Ce qui s’approche, s’éloigne et le lieu même de cet enjeu : le poème comme une fenêtre. Un petit rectangle de mots qui donne sur ce qu’on ne sait pas…

Comme si de rien
m’apparaît comme un livre plein de cette tendresse dont parle Bernard Noël à propos des poèmes de Jacques Ancet, tendresse comme celle d’un reste de présence en train de dissoudre, comme celle d’une vibration continue dont l’intonation imprègne tout du vocabulaire à la syntaxe. Tendresse d’un ton fait de simplicité, d’euphonie, de fluidité dans les agencements verbaux, de retenue. Tendresse d’un ton qui met tout en rapport avec tout. Ton d’un chant si le chant est le point de tangence du subjectif et de l’objectif, écrivait Michel Leiris. Alain Freixe



Extrait


Il y a le temps. On ne sait pas. On y est, il vous traverse. On ne sait rien. On se retourne et que voit-on ? Un chemin ? Moins, peut-être, des traces qui se perdent. Moins, encore, ce miroitement évaporé. Comme si rien n’avait jamais été. Comme si de rien. Alors, pour voir, pour savoir quand même, on trouve quelques mots. Journal, dit-on. Oui, si dans “ journal ”, c’est “ jour ” qu’on veut entendre. Écrire le jour, ses odeurs, ses lueurs, ses rumeurs. Ce qui s’approche, s’éloigne. Comment parler ce pli, cet instant où tout bascule ? Ce fil où l’on attend, en équilibre ? Avec le corps devenu écoute, regard. Chaque poème est comme une fenêtre. Un petit rectangle de mots qui donne sur ce qu’on ne sait pas. Sur la lumière et sur les ombres. Sur les visages et sur les gestes. Sur les paroles, sur les cris. Sur ce tissu du monde où, parfois, quand vient le silence, on entend que quelqu’un respire.



Il ne sait plus faire. Plus du tout.
La montagne monte, flotte.
Le train-train, la tache
qui bouge sur l’œil, ne cache
ni ne révèle rien. Il écoute,
il regarde, il attend, il oublie

10 juillet



Quelque part, ce qui se cherche
comme un bourdonnement de mouche.
Deux genoux, un pied. L’après-midi
redevient bleue. On entend
du silence – et autre chose.
Une sorte de stupeur sans fin

11 juillet



Il a posé la tasse, écouté
quelque chose qu’il était seul à entendre.
Sur la vitre le feuillage
semblait s’être arrêté dans sa chute.
Comment faire, disait-il.
Un feu brûlait dans ses mains ouvertes

12 juillet


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