1, montée du Portal - 06390 Coaraze
Accueil Recherche Votre panier Valider votre commande Conditions de vente Nous contacter
Les librairies partenaires
Votre compte client
Pour accéder à votre compte, veuillez vous identifier :
E-mail :
Mot de passe :
Pour recevoir notre lettre d'information
e-mail :
Vers le site Compoir du livre SPE

Les collections > Fonds Poésie

Bienvenue à l'AthanéeDaniel Biga
Bienvenue à l'Athanée
Prix : 13,00 € 12,35
Quantité :
EAN : 9782915120585
Format 14,5 x 20 centimètres
116 pages.
Couverture quadrichomie.
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN en cours
Dépôt légal 1er trimestre 2012
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Daniel Biga, nous le savons, depuis ses premiers livres, pour dire la poésie, parle de “poévie”. Davantage encore dans ce recueil, puisqu’il nous conte les jours ordinaires, en cueille les modestes fruits, joies et peines, étonnements où se mêlent intimement amour et humour, gravité et légèreté.

Daniel Biga est le chantre des jeux de langues et de la musicalité des mots. Il en cultive avec brio la polysémie comme pour mieux nous faire entendre la grandeur et le dérisoire d’être homme. (…) geais de maux et jets de mots sur l’art d’être ou de tenter d’être, écrit-il dans une note introductive titrée “Praeambulus”. Parce que le trajet trajique jamais n’élimine le comique (ni vice versa, évidemment), que toute opinion n’est (éventuellement) que vérité de l’instant, que toujours la partie (ou le parti) n’est qu’un élément du tout, dans une relative sérénité (“crispée” notait le Re-né Char), avec un sens incertain de la fraternité humaine (malgré tout…) le vieux scribe convie ses frères et sœurs humains au partage des souffles, gâteuseries, bouffitudes de son existence jusqu’au bout du fini, se – et leur – souhaitant affectueusement cette inéluctable, et pour ce qui le concerne proche, “ bienvenue à l’Athanée ”, où s’accompagner les uns les autres sans pesante tristesse – ni aucune autre sorte d’excès.



Extrait

La Page

De favorite la page est maintenant ma seule amante. Sa virginité chaque fois renouvelée fait chaque union unique de notre union pour la vie. Car des vœux d’époux nous lient indissolubles. Des noces fortes de certitudes tranquilles : aucune tentation humaine n’est plus de taille ni de poids – seul le divin si tel devenait un jour son dessein pourrait nous délier…
Entré en toi dans la douceur ineffable la violence indicible de l’amour. Oui je suis entré en écriture comme on entre en religion. Comme pour d’autres évidences qu’on retrouve souvent dans une vie – flash blitz révélateurs – qu’on oublie autant. À nouveau plus solidement avançant dans l’âge – j’ose à peine dire “et la connaissance” une telle affirmaAAAtion se niant d’avance dans sa prétention – je redécouvre cette évidence : écriture comme religion – et quelques autres fleurissant dans des champs mitoyens.



Quand la page et moi nous unissons – là est l’utopie là est l’espoir – notre communion tend à l’absolu (seul ce qu’on n’atteint jamais vaut la peine du voyage). Ma semence si longtemps retenue purifiée si longtemps enfin gicle liquide sacré fluide translucide quasi transparente proche du spirituel coule à fleuves jaillit à grandes cascades chantantes…
La seule vierge à jamais assise devant moi et moi devant elle c’est la page à jamais recommencée Cette matrice assoiffée Ces labours fertiles à planter Cette terre où le vertige d’amour me saisit où l’esprit tremble où les fibres lumineuses de mon corps se déploient et caressent le corps de page Où le meilleur de mon être peut se découvrir.



Oh ! demain pluriel oui je retournerai puter au bordel de la réalité quotidienne ! dialectique vivante : dans le global cosmique sans juge Beau et laid participent l’un de l’autre S’annulent Il n’est plus de médiocre pire ni meilleur choix : tout s’équivaut et s’équilibrent – et je tourne la page !
Sur la page je tue la Bête ce sexe honteux tubercule variqueux tumeur grossissante qui m’éloigne de la gloire des Anges et du Cœur Immaculé : ouverte la braguette de Dieu ! là je nais je me suicide ressuscite Dans l’espace méditant Dans l’argent étincelant Dans l’infini Dans les grands nuages blancs où l’exercice d’ascèse mille fois impatiemment recommencé Dans l’orage où l’Illumination mille fois sur le métier remise éclatera enfin.


Lire un autre extrait

Lire la revue de presse

 

Site e-commerce par Raynette.