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Les collections > Fonds Poésie

Madame des villes, des champs et des forêtsAlain Freixe & Raphaël Monticelli
Madame des villes, des champs et des forêts
Prix : 12,00 € 11,40
Quantité :
EAN : 9782915120783
Format 14,5 x 20 centimètres
100 pages.
Couverture quadrichomie.
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN en cours
Dépôt légal 4° trimestre 2011
 

Biographie et bibliographie des auteurs :
Alain Freixe
Raphaël Monticelli

Propos du livre

En 2002 paraissait à L’Amourier, des mêmes auteurs, Pas une semaine sans Madame.
À deux mains, se dessinait, tout au long du texte, le visage féminin et inaccessible, et sans doute inaccessible parce que féminin, d’une présence évidente, à la poursuite de laquelle deux poètes se lancent : femme, altérité, origine, monde, poésie, poésie enfin, qui ne cessent de s’offrir à la dérobée. Pendant 9 ans, s’est poursuivi leur dialogue dont est né ce nouveau recueil de courtes proses.

On n’en aura jamais fini, chacun le sait, avec cette traque-là.
Or ce qui me touche, dans ce nouveau livre, Madame des villes, des champs et des forêts, c’est de voir comment il accomplit la nature de l’échange inauguré il y a neuf ans, où chacun, interrogeant ou écoutant l’autre, questionnait en même temps sa propre différence. Le vrai dialogue, c’est : plus je serai moi-même, plus je serai à toi. Et plus alors, unis dans notre différence, nous pourrons être à notre faim commune, poursuivant ce qui nous inspire et qui nous manque, que nous manquons aussi, par belle nécessité, dans le geste qui nous porte vers son altérité. (extraits de la préface de Jean-Marie Barnaud)



Extrait

3.
Madame du bord d’eau. Au soir qui tombe dans le port les voix qui s’engloutissent dans le tremblement des lumières. Madame, cette première étoile à la pointe d’un mât.

Madame, c’est de la lumière qui cherche le matin.

4.
Le cœur battant Madame écoute : la ville nous dérobe aussi ceci : notre silence dans la nuit qui bruit.

Madame au plus sombre de son ventre va déchirée d’amour par les boulevards de la grande ville. Où ce ne sont plus des verres qu’elle boit mais l’eau des caniveaux qu’elle lape. Pauvres portes cochères en dents de scie battant sur les rues vides.



31.
Quelles eaux avons-nous traversées dont nous portons les alluvions, terres, rocs et troncs d’arbres foudroyés, Madame le sait. Et en joue !

Madame a tracé sur le goudron mouillé les labyrinthes de l’envol et voici que nous nous en sommes revêtus.

32.
Madame est une excavatrice. Elle creuse en nous trous et galeries. À emprunter pour sortir. Et entrevoir ce que sans sa violence amie nous n’aurions pas su voir.

Comme le font les grottes et les voûtes anciennes, par toutes ses arches, par tous ses porches, ses ponts, ses caves, la ville suinte et sue. Fixons, se dit Madame, chaque goutte qui perle, figeons-la et filons sa frêle route dans l’espace. Madame épure.


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