1, montée du Portal - 06390 Coaraze
Accueil Recherche Votre panier Valider votre commande Conditions de vente Nous contacter
Les librairies partenaires
Votre compte client
Pour accéder à votre compte, veuillez vous identifier :
E-mail :
Mot de passe :
Pour recevoir notre lettre d'information
e-mail :
Vers le site Compoir du livre SPE

Les collections > Fonds Poésie

La mort, à vifCharles Dobzynski
La mort, à vif
Prix : 12,00 € 11,40
Quantité :
EAN : 9782915120776
Format 14,5 x 20 centimètres
106 pages.
Couverture quadrichomie.
Reliure dos carré collé
Collection “ Fonds Poésie ”
ISSN en cours
Dépôt légal 2° trimestre 2011
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Entre combat au corps à corps et prière, ici la mort est prise "à vif" dans un amour de la langue et de l’humain. “Elle est venue pour insulter le pavillon du vivant…”

Le lyrisme de Charles Dobzynski vaut pour le siècle – une conscience tragique de l’histoire le fonde – et pour la personne. Le sujet est conduit à affronter l’impossible, cela même qui échappe, ce réel qui se dérobe à toute explication. Mais, échappant, ce réel nous abandonne une de ces “ miettes d’infini” qui nous suffisent, dit l’auteur, à tenir face à tout ce qui s’acharne de ce côté-ci du monde, de ce côté-ci du XXe siècle où l’atroce l’a disputé à l’horrible, de guerre en guerre, de train en train où se sont entassés rêves ou ombres d’hommes, selon ; à tenir du côté des “quartiers de la révolte et du refus" .
L’écriture de Charles Dobzynski, avec la force d’une tornade, bouleverse notre monde intérieur : La violence c’est être soi / mais sans limites / à l’assaut de l’inexistence.

Extrait

Le vent de la violence

Il n’est pas de violence
à l’état natif
mais en nappe phréatique
la mort est violence de la vie
violence de chaque instant
inoculée
dans les faits et la contrefaçon des gestes
dans les urgences
la violence est le précipité
des toxines de la chimie mentale
la foudre distillée dans les images
la violence dans l’air conjugué d’oxydes
dans les villes-prisons que l’on a ligotées
d’autoroutes
sillonnées par les oléoducs du sang
la violence est le versant noir
de notre monde intérieur
toute l’enfance est maintenant
une invention de violence
une forêt
où s’engouffre le vent de l’incommunicable
les arbres sont méconnaissables
un hêtre est un prédateur à l’affût
un chêne se mue en vautour
un roseau n’est même plus pensable
il assassine
il faut mettre en examen l’herbe des champs
avant qu’elle n’envahisse
par effraction notre sommeil
l’homme est un simulacre de l’enfant
l’enfant un spectacle de la mort à son insu
on exécute un professeur comme on referme
un livre avec ceux qui le lisent
on poignarde la fatalité de son présent
et l’émergence de son avenir
l’autre n’existe pas dans le réel
mais en simulation
manipulé au jeu des rôles
la violence c’est être soi
mais sans limites
à l’assaut de l’inexistence.


Lire un autre extrait

Lire la revue de presse

 

Site e-commerce par Raynette.