1, montée du Portal - 06390 Coaraze
Accueil Recherche Votre panier Valider votre commande Conditions de vente Nous contacter
Les librairies partenaires
Votre compte client
Pour accéder à votre compte, veuillez vous identifier :
E-mail :
Mot de passe :
Pour recevoir notre lettre d'information
e-mail :
Vers le site Compoir du livre SPE

Les collections > Thoth

Le Chant des bataillesDaniel Biga
Le Chant des batailles
Prix : 14,00 € 13,30
Quantité :
EAN : 9782915120356
Format 10 x 20 centimètres
108 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 2° trimestre 2007
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Il s’agit de dire ces choses-là – quelques anecdotes personnelles, quelques banalités subjectives, quelques réactions ordinaires – non pas pour s’y complaire, non pas pour y tourner comme une toupie ivre, y retourner comme une excavatrice de vase, un trépan des grandes profondeurs, non pas pour souffrir à perpétuité, d’une souffrance répétitive, complaisante, masochiste… Non, il s’agit plus simplement d’y aller pour une vérité plus juste – la compréhension de ce qui est –, une vie meilleure. Il s’agit d’y aller pour la communauté des hommes, pour chacun de ceux qui y allèrent, iront encore, toujours, tant que le Monde se cachera à lui-même. Tant que l’aveu sera répréhensible, le désir interdiction, tant que les humains ne seront pas exactement des humains.

 

Extrait

Commencer abrupt. Que le souffle une seconde se stoppe et que chacun se penche sur lui-même. En lui-même. Son antre, sa bauge, son tabernacle de solitude. Son corps unique. Son corps blanc courbé comme un arc. “Fils mon fils chéri… il n’y a que toi !… ” Ses hanches étaient mon plus sûr navire dans le roulis de l’infini. Et ses bouches écumantes s’ouvraient en un cri béant. Sans bruit. Absolu. Je l’ai baisée jusqu’aux délires de l’absolu. Jusqu’aux portes de la mort. Jusqu’aux limites. Et au-delà. Dans la crainte et le plaisir si forts, dans la douleur si poignante qu’Elle croyait m’enfanter à nouveau. Dans leur même plénitude : la douleur, le plaisir. Je L’ai fourragée. Je L’ai fourrée. Je L’ai baisée jusqu’à l’os. Je L’ai niquée à mort. Jusqu’à. Comme jamais. (Comme jamais quelqu’un ne put la baiser. Comme jamais ce salaud… “Fils ! mon fils chéri ! mon amour, mon amour… mon seul amour…” Elle fut mienne. Totalement.)

Lire un autre extrait

Ecouter la chronique de Jean-Marc Stricker sur France-Inter

Illustrations

Le présent ouvrage dont la couverture a été réalisée par Ernest Pignon-Ernest comporte également quatre dessins du même artiste qui accompagnent le texte en pages intérieures.

Site e-commerce par Raynette.