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Les collections > Ex caetera

Le Journal des arbresJean Mailland
Le Journal des arbres
Prix : 20,00 € 19,00
Quantité :
EAN : 9782915120561
Format 14,5 x 20 centimètres
298 pages.
Couverture quadrichromie
reliure dos carré collé
Collection “ Ex-cætera ”
ISSN 1284-6236
Dépôt légal 2° trimestre 2009
Coédition avec "Le Bruit des autres"
 

Biographie et bibliographie de l'auteur


Propos du livre

Tout d’un coup et totalement se détacher de l’humanité et entrer dans un monde qui ne doit rien à personne. Jean Mailland fait sienne cette citation d’Henri Michaux et ajoute : Tels ont été mes instants de bonheur durant dix années dans cet espace qui me fut donné sous la forme d’un bois auquel je me suis, avec insolence, identifié. S’approprier ce bois sera surtout, pour lui, le rendre propre ; couper, débroussailler, élaguer, donner à ses arbres l’espace qu’ils méritent et les nommer. Avec la matière des arbres sont fabriqués les livres. J’ai voulu rendre les livres aux arbres pour retrouver vivante ma bibliothèque.Compte-rendu scrupuleux des activités du “ sylvisculpteur ”, ce Journal des arbres est ponctué de souvenirs, de poèmes et de citations. Lisez Jean Mailland, promenez-vous dans cette mémoire et dans son bois en toute liberté, vous n’y ferez que de belles rencontres, dans la fraternité des arbres et des livres !

 

Extrait

7 mars

Arrivée d’une journée de printemps, bourgeons, la neige fond, je retrouve le sol de la forêt et tout le travail restant à faire. Suite dégagement du rosier sauvage. Libéré le Bois d’une dizaine d’arbres morts. Découverte de nouveaux Chênes.
Nettoyée, cette forêt devient plus petite, parce que plus vite traversée. Toute cette histoire sera le dialogue avec mille arbres (ou plus). J’arriverai à tous les connaître, reconnaître. Je le dois.
À tous les nommer.
Il y aura dans Le bois mémoire, le bois au banc, Élisabeth, Roger, Louis et les deux Frênes. Roger (Vailland) – Georges (Perec) – Bernard (Paul) et Louis (Daquin), Romain (Gary) – Vlad (Maïakowski) et tous les noms dit ma chanson Élisabeth. Le gros grand Frêne sera Maïakovski, l’autre Romain, reste à nommer Bernard et Georges, Georges je lui donne le Chêne près du Frêne, et Bernard ? Un Châtaignier comme Louis ? Celui-ci près du Chêne devenu Georges ?
Pauvre Bernard, il a bien du mal à se situer. Ce n’était ni un poète, ni un grand cinéaste, à peine un ami. Mais il sera là, dans ce Bois mémoire parce que je ne pourrai jamais oublier la dernière fois que nous le vîmes sur le parvis du Théâtre de la Ville, l’inquiétude, la présence de la mort sur son visage et cette angoisse en lui de n’avoir pas tout pu ou su tout donner. Il avait peut-être couru à notre rencontre. Peut-être qu’il s’était précipité vers nous. Les bras tendus pour une dernière étreinte.
Un dernier salut.
Une nouvelle coupe d’aération dans l’allée principale, La grande allée et à proximité. Brûlé un tas de branchages et bois mort, avancé le nettoyage en direction du Verger, je devrais terminer toute cette partie Sud-est ce printemps. Reste à sortir tout le bois que j’entasse ! Au moins dégager l’allée avant l’arrivée des ronces.


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Illustrations

Couverture : Photographie de l'auteur
Pages intérieures : Dessins et plans de Pierre Dosse

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