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Les collections > Thoth

Trois ânesMichel Séonnet
Trois ânes
Prix : 12,50 € 11,88
Quantité :
EAN : 9782915120592
Format 10 x 20 centimètres
126 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 2° trimestre 2009
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Ce récit est scandé par le pas d’un âne. Des coups donnés, réguliers; des coups infligés à une porte… trois fois rien dans la nuit… un enfant les perçoit pourtant et l’histoire est enclenchée.
Ça part de rien, et l’on est happé par un récit conçu comme ces tourbillons de fleuve qui nous emportent, par cercles concentriques, dans les tournoiements de l’Histoire.

Nous savions combien l’âne est une figure fraternelle et généreuse. Mais ce que nous découvrons dans le récit de Michel Séonnet, c’est qu’il est aussi porteur de mémoire. Un âne que l’on croyait si paisible va entraîner trois enfants derrière lui. En pleine nuit. À travers routes et montagnes. Ils ont rendez-vous avec l’histoire, celle de la deuxième guerre mondiale, dans laquelle se mêle le destin d’hommes, de femmes, d’enfants, et de trois ânes. À chacun des enfants il sera révélé comment cette histoire est aussi la sienne.

Ce récit d’une grande tendresse concerne autant les adultes que les enfants.

Extrait

Imperturbable, l’âne tapait toujours dans la porte à grands coups de sabot. Que veut-il? se demandait Lino. Les mots d’apaisement qu’il murmurait par l’ouverture de la porte ne servaient à rien. Il allait bien falloir qu’il se décide. Ouvrir. Entrer. Essayer de comprendre ce que voulait Semper.
Il devrait ouvrir la porte tout doucement. La coincer du pied. Juste assez pour passer. Se glisser aussi vite que possible. Et refermer immédiatement. Ensuite il attraperait le licol. Et quand il aurait attaché l’âne à l’anneau au fond du hangar, il pourrait ouvrir la porte.
Lino se répétait les gestes dans sa tête. Un après l’autre. Il les voyait si bien que c’était comme si c’était fait. Alors il se décida. S’appuyant de l’épaule contre la porte pour ne pas qu’elle s’ouvre trop vite, il tira le verrou.
Tout alla très vite. Plus tard Lino se demanda si, tout ce temps, l’âne n’avait pas guetté ce moment-là. S’il n’avait pas prévu son geste et, de son côté, répété celui qu’il allait faire. À peine Lino eut-il tiré le verrou, que ce fut, de l’autre côté de la porte, une terrible poussée. Comme si l’âne, ayant pris son élan, avait foncé sur la porte avec la puissance d’un taureau. Sans cornes peut-être, mais un front tellement dur! Lino n’avait pas fait le poids. Sous la charge, la porte s’était ouverte d’un coup. Il avait été propulsé dans l’herbe, et, le temps qu’il se relève, Semper était déjà en train de trotter fièrement au milieu de la rue.
– Semper! Reviens! Reviens! Semper! Il n’avait plus qu’à lui courir après.

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Illustrations

Photo de couverture: Bernard Jacquet

Site e-commerce par Raynette.