1, montée du Portal - 06390 Coaraze
Accueil Recherche Votre panier Valider votre commande Conditions de vente Nous contacter
Les librairies partenaires
Votre compte client
Pour accéder à votre compte, veuillez vous identifier :
E-mail :
Mot de passe :
Pour recevoir notre lettre d'information
e-mail :
Vers le site Compoir du livre SPE

Les collections > Thoth

Un silence ordinaireJeanne Bastide
Un silence ordinaire
Prix : 11,00 € 10,45
Quantité :
EAN : 9782915120554
Format 10 x 20 centimètres
86 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 1° trimestre 2009
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Ce livre relate l’histoire d’une femme qui s’appelle Lucie. Un jour, à cause d’une question qu’elle n’aurait peut-être pas dû poser, sa vie a basculé dans le silence et la solitude. Depuis, elle a perdu les mots.
Elle vacille devant l’inconnu, même son lieu familier lui devient étrange. Absente à elle-même, dévêtue de l’intérieur, Lucie n’en est pas moins vivante, pleine d’une présence autre, une part manquante. Une douleur au ventre qui n’a pas de nom, mais qui s’atténue avec le bruissement du vent, l’odeur du printemps… et les jeux d’ombre et de lumière. Elle ne parle pas, elle sent et habite l’instant. Elle écrit.
L’appel du dehors sera son combat quotidien.
Jeanne Bastide en exaltant le caractère infime des faits et gestes de Lucie, invite le lecteur à partager son combat nourri d’une perception tout intuitive de la vie.

Extrait

Cela avait commencé par une parole partagée.

On peut le dire ainsi – même si on ne sait pas bien ce que ça veut dire. Un mot coupé en deux. Chacun en prend une part. Et c’est à cela qu’on se reconnaît. À la part manquante.
Il avait mis une chemise, affûté ses souvenirs. Elle s’était contentée de lisser ses cheveux. Ils ont parlé. Peut-être longtemps. On ne sait pas.
Le soir est lumineux. Les pierres encore chaudes. Le village offre son espace pour les mots qui se cherchent.
Des cailloux roulent. Le bruit du vent dans les arbres. La respiration un peu plus ample qu’à l’ordinaire. Tout dans les détails. La voix qui se casse à la fin d’une phrase. Des yeux qui se plissent pour voir plus profond. Des gestes inachevés.
C’est l’été. Le moment où les vies se racontent. Le jour plus long. On en prend le frais, le soir. On prend le temps.
C’était un soir où on croyait aux commencements. André racontait. Elle, pulsait dans les veines du temps.
La parole a duré toute la soirée – une éternité d’instants.
La nuit a pris le relais.
Puis les jours.
Et les saisons.

Lire un autre extrait

Lire la revue de presse

Illustrations

Photo couverture de l'auteur

Site e-commerce par Raynette.