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Les collections > Thoth

Chambres videsSophie Braganti
Chambres vides
Prix : 15,00 € 14,25
Quantité :
EAN : 9782915120448
Format 10 x 20 centimètres
126 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 2° trimestre 2008
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Accueillantes ou impénétrables, dans toutes les chambres, il y a du secret. Il y a la main qui ouvre la porte et celle qui ferme la fenêtre. Il y a de la nuit et du jour. Il y a l’esprit palpable de ceux qui les habitent puis les quittent. De la cellule du moine à la chambre funéraire, du lit d’un artiste à la cabine d’un navire, l’écriture toujours singulière de Sophie Braganti s’attache aux traces de ces passages. Chaque objet, chaque silence se révèlent être les signes de vies suspendues…

Extrait

C’est en gagnant la cuisine que je suis involontairement passée devant les chambres vides. Je suis entrée dans chacune d’entre elles dans l’une plus longuement secrètement comme une intruse et je n’ai pas compris ce qui a changé. Je dénote bien l’absence des corps du corps de l’ami belge dont je ne dirai rien des manuscrits du manuscrit des valises de la valise les matelas nus du matelas nu des murs vierges du mur vierge. Mais je me fixe surtout sur les petites choses qui s’accrochent aux lieux au lieu. Le mégot dans le cendrier les cheveux par terre les miettes de pain le magazine déchiré des journaux découpés une bougie qui n’a pas fini sa course des dépliants touristiques des taches d’encre bleue sur la chaise la boîte vide d’allumettes l’armoire un peu déshabillée l’odeur de l’encens acheté chez made in India associée au tabac froid et au déodorant sans marque.
Voilà que toutes ces petites choses de l’infime intime vivent en autonomie emplissent encore les chambres de ses occupants la chambre de l’ami de Bruxelles et moi entre deux ne sachant pas si je dois sortir ou rester davantage. Continuer à faire connaissance avec les miettes. Je repasse devant le bureau à côté de ma chambre où je me sens si bien pour travailler. Il m’avait été confié pour me séparer de ma chambre où le lit ne m’incitait plus au travail. Rien ne m’appartient mais ses objets me parlent amicalement. Je n’entre pas. Pas maintenant même si l’idée des chambres vides à écrire s’imprime fortement dans mon esprit sans que j’en pressente le contenu clairement et même si la mienne ne donne vue que sur un mur rocheux abrupt qui n’a de tendre que son vert. Un mur qui casse le regard. Le fragmente. Avec les chiens de nuit qui aboient comme s’ils ne pouvaient pas rester seuls.
Il faut prendre l’air et se vider la tête de toutes ces absences cesser de regarder les chambres ouvertes. Je commence à m’installer dans cette vie de parenthèses portes ouvertes portes fermées.

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Illustrations

En couverture : photographie de Suzanne Hetzel
Diverses reproductions d'œuvres contemporaines accompagnent les propos de l'auteur en pages intérieures.

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