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Les collections > Grammages

Dans les ramasAlain Freixe
Dans les ramas
Prix : 19,00 € 18,05
Quantité :
EAN : 9782915120394
Format 17 x 23 centimètres
92 pages.
Couverture composée au plomb,
1 couleurs et empreinte à sec.
Reliure dos carré collé
Collection “ Grammages ”
ISSN 1284-6570
Dépôt légal 4° trimestre 2007
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Dans les ramas repose sur un aller-retour incessant entre exposition et retrait, entre repaires montagnards et bascules des villes, solitude et histoire. Là où tout est muet – le plus souvent en bordure d’un monde mouvant, imprévisible et dangereux comme le nôtre – établir le silence est affaire de ce bleu d’éclipse qui tel un défroissé d’âme qui passe traverse cette fine terre du poème feuilletée d’air et de lumière, parole qui se risque à dire son mot sur les horreurs, outrances, zones d’ombre où se noie toute réalité. Parole qui entend prendre le silence sous sa sauvegarde, celui qui crée un écart qui garde suspendu à sa source l’élan du sens, « voix de demain. Et qui déjà appelle à la relève ».`
Dans les ramas mêle à ces compositions bloc de prose sur bloc de prose que l’on trouvait dans les deux livres précédents, des poèmes/poèmes quand ce n’est pas à l’intérieur d’un même texte que jouent ces écritures. Importe le lien rythmique qui fait tenir en un ensemble ouvert et mobile les pièces ici rassemblées.
On a risqué le mot « ramas » pour aller contre le sens péjoratif qui s’attache aujourd’hui à l’idée de « ramassis », amas informe, tas et pour valoriser au contraire l’idée d’ajustement qui préside à cet art de confectionner ces fagots de bois tombé à partir des brisées abandonnées au sol par les bêtes de la nuit en leurs passées et qu’on laisse en forêt au pied de quelques arbres. Ce sont ces ramas qui permettent de démarrer tous les feux. Ceux tournant des livres aussi.
On a risqué le mot « ramas »  pour faire signe vers ce bois partageable qui attend en nos forêts et sur lequel aucun pouvoir n’a de prise.

Ici donc cinq ramas, passeurs de feu, de silence, de sens. Qu’un vent tisonnier avive.

 

Extrait

Vol de temps

1

Déchirés entre vent et pluie, les nuages éblouis bâchaient tant bien que mal de rouge l’horizon.
La forêt ne manquait pas de clairières.
Ses arbres attendaient. Branches éteintes. Feuilles retournées sur leur vernis, on ne sait quels souffles. Quelles respirations d’enfants transfuges.
Il y a toujours un moment où l’on finit par entrer. Avec au fond des yeux ce gris d’argile des mots anciens et ces mains de derrière la nuit, jamais nous n’aurions pensé adoucir les pierres et polir les miroirs anguleux.

Le silence baissa la garde.
Les dents mordirent un morceau de ciel. On laissa la nuit griffer dans leur sommeil les oiseaux. Sous les plumes, personne ne vit le jeune sang.

2

Et tout cela dans un silence accordé au retour de cette odeur de sous-bois où quelques sombres violettes broient leurs couleurs. Où le regard toujours se perd. Où plutôt file dans le mouvement de l’ombre qui tient le vert humide. Les oiseaux vont y mourir dans un grand écroulement d’ailes.

Ce serait là que se romprait le jour. Et dans le froissement de ses couleurs où la nuit minérale est au secret, ce serait comme voyager. Sans souci d’arriver.


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Illustrations

En frontispice, reproduction d’une œuvre d’Anne Slacik

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