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Les collections > Thoth

Si j'ai une âmeVincent Peyrel
Si j'ai une âme
Prix : 16,00 € 15,20
Quantité :
EAN : 9782915120400
Format 10 x 20 centimètres
138 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 4° trimestre 2007
 

Version numérique disponible à 4,00 €

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Ce qui apparaît comme inhumain peut-il s’avérer être également nôtre? C’est l’une des questions que pose ce livre en s’appuyant sur un fait divers qui s’est déroulé au cours de la “Grande guerre”.

Comment un jeune de dix-sept ans, parce que l’élémentaire lui a été refusé par la vie, ne parvient pas à se construire et en arrive au pire. Pire qui, d’un point de vue statistique, ne fût qu’une petite goutte de sang sur l’étal de l’énorme boucherie qu’a été le conflit en cours à son époque.
Après un minutieux travail d’archives, Vincent Peyrel construit son récit comme un témoignage, une mise en voix de ce jeune meurtrier, Hans, qui du fond de son dénuement affectif, avec une intelligence brute, dépourvue de toute référence culturelle, nous conte de l’intérieur cette histoire d’amours et de meurtres. Une parole très incarnée qui ne lâche pas le lecteur.

Livre destiné à un public averti.

Extrait

Je m’appelle Hans. Je m’appelais Hans. Déjà. Le 7 novembre 1919. J’ai rencontré Frédéric à la gare de Hanovre. Il faisait froid.

Les flics sont venus le 23 juin 1924. Frédéric n’était pas là. Le piano ne jouait pas depuis quelques jours. Je dormais. Encore.

(…)

J’ai rencontré Frédéric à la gare de Hanovre.

On m’a demandé tant de fois de raconter mon histoire. Un résumé de ma vie. En m’attardant longuement sur des passages. Mais j’intéressais moins les gens que Frédéric. On m’a demandé tant de fois de raconter les moments que je passais avec lui. On m’a demandé tant de fois de dire comment il était. Puis tout a été mis sur papier et on m’a demandé de signer ces papiers. Je n’avais jamais signé quoi que ce soit de ma vie. C’est la première fois que mon nom intéressait quelqu’un. On m’a dit que nous étions amants et j’ai bien aimé. Je trouve ça bien d’être amants. On n’a jamais eu besoin de savoir ce que nous étions avec Frédéric. On n’avait jamais eu besoin. Mais il a fallu définir. Je pense. Toujours pour cette importance de l’ordre. Les gens ont voulu que nous soyons amants et cela m’allait. S’ils avaient voulu que nous soyons frères. S’ils avaient voulu que nous soyons ennemis ou encore étrangers. Cela aurait pu me convenir de même. Tant que nous étions dans la même phrase.

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Illustrations

En couverture : dessin à la pierre noire d’Ernest Pignon-Ernest

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