1, montée du Portal - 06390 Coaraze
Accueil Recherche Votre panier Valider votre commande Conditions de vente Nous contacter
Les librairies partenaires
Votre compte client
Pour accéder à votre compte, veuillez vous identifier :
E-mail :
Mot de passe :
Pour recevoir notre lettre d'information
e-mail :
Vers le site Compoir du livre SPE

Les collections > Passages

La Nuit parleLouis Guillaume
La Nuit parle
Prix : 13,00 € 12,35
Quantité :
EAN : 9782915120325
Format 14,5 x 20 centimètres
80 pages.
Couverture 2 couleurs
reliure dos carré collé
Collection “ Passages ”
ISSN 1620-0055
Dépôt légal 1° trimestre 2007

Préface de Jean-Yves Debreuille
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Louis Guillaume, avec trois mots, nous comble de rêveries ” écrivait Gaston Bachelard.
La nuit de Louis Guillaume nous “ parle ”, car elle est celle des contes et de leurs mystères, celle des romantiques allemands, celle de la voie lactée, de la forêt où réel et imaginaire se confondent...
La Nuit parle est un recueil de poèmes en prose, qui obtenait en 1961 à Rodez, le premier prix Antonin Artaud.
Hanté par maintes interrogations, Louis Guillaume tente d’obtenir par l’écriture, un instant d’acquiescement universel.
Par de courtes narrations, sa poésie prend langue dans l’ombre d’une voix confidente, dans la familiarité de l’élémentaire. Elle nous révèle la vie onirique de l’auteur et sa relation secrète au mystère infini de l’espace et du temps.

 

Extrait

L’oiseau
      À Robert Prade

L’arbre était un filtre à nuages. Crêpu, il se détachait sur les toits bleus qu’aplatissait le poids du soir. Il y avait aussi un oiseau. Je le savais mais ne l’entendais pas. Comme moi, sans doute, se taisait-il, persuadé que formuler son espoir n’est qu’une façon de vieillir. Pourtant, nous pensions tous deux au printemps, à ce printemps – passé ou futur – dont le parfum nous parvenait malgré l’hiver, malgré la laideur de ce dimanche dont les promeneurs trop bien habillés semblaient déjà fatigués d’une nouvelle semaine. Je les suivais des yeux : chacun ne parlait qu’à lui ne voyait que lui, en dépit des paroles et des regards qu’il adressait aux autres.
L’arbre filtrait les nuages. Et la nuit descendait lentement, noyait le monde, et bientôt je ne distinguai même plus le réseau brun des branches qu’elle avait submergé d’un manteau de rayons et de rumeurs. Des lampes et des étoiles, baies lumineuses, se tenaient en suspens à la place des linéaments noirs. Tout était épuré, lavé. L’espoir, de nouveau, ceinturait la terre. De nouveau, je souriais aux hommes invisibles dont je devinais la présence à des milliers de lieues… tout contre moi. La forêt, la mer, l’enfance, la clarté venaient au-devant de mon ombre par les venelles obscures qui composaient la ville. Ou plutôt, c’était moi qui m’étais évadé et qui battais des ailes, les yeux fermés, immobile, plus haut que les toits, les arbres, les nuages.

Lire un autre extrait

 

Illustrations

Peinture de couverture : Bernadette Griot

Site e-commerce par Raynette.