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Les collections > Thoth

Les Roses noiresSerge Bonnery
Les Roses noires
Prix : 12,00 € 11,40
Quantité :
EAN : 9782915120295
Format 10 x 20 centimètres
110 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 4° trimestre 2006
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Dans de ce récit, Serge Bonnery nous parle du manque, d’un fil rompu qui remonte à la tendre enfance des personnages, mais plus largement, à l’aube de l’humanité.

Composé d’un certain nombre d’épisodes à l’emboîtement savant, ce livre met en scène trois personnages: L’une part. L’autre en meurt. Reste le narrateur. Son trouble très vite est le nôtre. Qu’a-t-il pu se passer?
Qu’y a-t-il de vrai dans cette histoire pleine de trous? Écrit sur le fil d’un courant à remonter, ce récit, en de courts chapitres, par paliers, dit un trop plein de vie, une enfance comme un paradis qui s’est retiré du jardin... Mais s’il n’y avait jamais eu que des anges dans cet autre temps qu’est l’enfance? Et si le cahier noir de Jean n’était rien d’autre que lambeaux de souvenirs à ravauder, roses noires à monter en bouquet alors que manque le fil. Saurons-nous jamais ce que c’est que d’aimer?

Extrait

La couleur de Jean était le bleu. Il aimait le soleil, la lumière, le matin.
Il écrivait à l’encre bleue, dans un cahier d’écolier, des souvenirs nous concernant. Il s’était résolu de consacrer à cette tâche plusieurs heures par jour. Il se retirait dans le salon bibliothèque. Porte close. Ni Marie, ni moi n’avions alors la moindre idée de ce qu’il pouvait faire.
Dans ce cahier, la succession des mots liés entre eux par toutes sortes de procédés constitue ce qui demeure de la trame de nos vies : une trace. Jean a tout raconté. Ce que tu n’es pas devenue pour lui. Ce que je n’ai jamais su être auprès de toi. Sa maladie.
Depuis sa mort, je relis ce cahier. Je n’ai plus besoin de m’isoler pour lire. Tu es partie. Jean est mort. Je reste seul, le cahier noir entre mes mains, quand il n’est pas soigneusement rangé dans le dernier tiroir de ma commode, là où il repose, là où j’ai accumulé tant d’objets qui me parlent de vous.
Ce cahier est mon dernier bien. Le plus précieux. Pourvu que je ne l’égare pas. Pourvu qu’il reste le témoin, la preuve que toute cette histoire a bien eu lieu.

Lire un autre extrait

 

Illustrations

Photo de couverture : Roman Bonnery

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