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Les collections > Thoth

Parfums d'apocalypseWerner Lambersy
Parfums d'apocalypse
Prix : 12,50 € 11,88
Quantité :
EAN : 9782915120202
Format 10 x 20 centimètres
104 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 1° trimestre 2006

Préface d’Abdelkader Djemaï
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

“On raconte que pour voir la région, il suffisait de monter sur une valise. Jetée au début du livre, cette phrase, belle et énigmatique, ouvre sur le désastre d’une ville, d’un port aux eaux froides et noires, celles de la mort et de la débâcle.
Dans une prose âpre, rude et meurtrie, mais non dénuée d’humour, le poète Werner Lambersy, mêlant ici le conte, la chronique et la nouvelle, traque les dérives, pointe les failles et dénonce les pesanteurs religieuses et sociales. Il prend le temps de nous dire aussi que les ginkgos, la pluie, la lumière du matin, les menhirs et les vieux chevaux sont encore là pour remuer les eaux secrètes du sublime.Abdelkader Djemaï (extrait de la préface)

Extrait

C’est le port qu’ils voulaient détruire. Le poumon du pays, le symbole de sa force. Pour ne pas le manquer, ils ont tout rasé. Ils ont tapissé la terre de bombes au napalm. Par l’énormité des moyens, la détermination et le froid calcul que cela suppose, le choc moral dépassera de loin les destructions physiques. On raconte que, pour voir la région, il suffisait de monter sur une valise. Plus jamais l’âme ici ne nourrira d’illusions.
Parmi les survivants, hagards, abrutis par le bruit, puis ahuris par le silence qui succéda, ce fut moi qu’on choisit. Je devais diriger la mission Miséricorde. Ayant traversé le siècle par les égouts de l’histoire, essuyé tous les glaviots de ses révolutions, j’étais sans doute l’homme prédestiné ; je n’avais plus rien rencontré de moi depuis longtemps.
Nous partîmes dans un canot récupéré. Silencieux, nous ramions avec une sorte de rage blanche aveuglée par l’horreur. Premières lueurs de l’aube. Fumées d’incendie, poussière de décombres, ciel gris, mer grasse : rien qui ne s’ouvrît pour aussitôt se refermer sur nous. Anges clandestins, nous voguions au milieu de nulle part.

Lire un autre extrait

 

Illustrations

En couverture, reproduction d’une œuvre de Gupta

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