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Les collections > D'Aventures

In MemoriamLionel Destremau
In Memoriam
Prix : 10,90 € 10,35
Quantité :
EAN : 9782915120233
Format 14 x 15 centimètres
80 pages.
Couverture 1 couleur
reliure dos carré collé
Collection “ D'Aventures ”
ISSN 1621-7241
Dépôt légal 1° trimestre 2006
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

“C’est par ses blessures que Lionel Destremau fait sentir cette respiration infime et vaste où il bougeait, où nous bougions dans l’enfance. Un corps d’enfance par où le monde entrait et sortait ; où tristesse et incandescence formaient nos poumons – cette circulation interne. Cette respiration que Lionel Destremau agite dans In Memoriam à chaque bout de phrase comme effraction, difficulté à franchir le pas, prendre son envol. Et l’on dégringole et rebondit comme sautant d’un arbre, d’un mur. Écorchures au genou, la marque à jamais d’une rencontre. Une marque sensible qui redit le monde, tout ce qui le compose.” J-L. Giovannoni (extrait de la préface)

In Memoriam est d’une part le livre d’une mémoire, d’autre part celui d’une adresse à une enfance défunte, hors de toute nostalgie. Reconstituer cette mémoire est donc revenu à faire le récit de cette enfance. Et cependant, ce projet, dès son origine, s’est trouvé miné par l’impossible atteinte d’une vérité pleine et entière. User de mots pour décortiquer le souvenir, c’est déjà entrer dans la langue, chercher dans l’ordonnancement précis de vocables à reconstituer un pan d’existence. Le poème passe ainsi par un procédé de narration, une sorte de “ fictionnalisation ”. Mais cette reconstitution s’est vite heurtée à ses propres doutes. Doutes qui, dès lors, ont semblé ne plus seulement m’appartenir (c’est-à-dire appartenir à celui qui se souvient) mais bien s’intégrer dans un processus d’usage de la mémoire propre à chacun. Qu’abandonne-t-on à l’oubli ou qu’occulte-t-on de sa propre enfance, et qu’en conserve-t-on ? Quels aspects abrupts ou douloureux transmet-on au sein d’une famille ? À quels discours rapportés, modifiés au fil du temps, noircis ou embellis, continuons-nous de croire ? Comment trions-nous ces éléments rejetés ou préservés ? Qu’est-ce qui, et sous quels aspects, revient alors affleurer à notre conscience, lorsque nous nous engageons dans le creusement de cette mémoire ? Lionel Destremau (extrait de la postface)

 

Extrait

Jeux en miroir

la ville est petite et soudain traversée
portes closes l’allumé des fenêtres des
phares et les mains tremblent tendues
la parcelle-trame inaboutie on
assume l’élément de matière brute
où pleine lune s’emmitoufle
la chose inédite non dite
peut-être la laisser pour sortir
le bout du nez du cache-col
dans un wagon trop froid mais
le désordre revient
les jeux d’enfants des batailles de petits
soldats dans les dunes
pourquoi eux maintenant des lieux différents
s’interchangent les visages même l’ombre
l’enclos un jardin d’apparaître le même
de l’autre côté de la voie
le même cerclage de pierres bâtis de portes et fenêtres
et les armées entières qui disparaissaient
sous les sables ou les tentes d’Indiens
un jardin les cabanes là-bas se percher au milieu
dans le temps centenaire des branches du vieux chêne


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