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Approches critiques > Au fil des notes

GlacéMarie Dominique Xerri
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Note de Gérard Paris

L'Amourier Editions
 

"Non, non me dit Fred, personne ne suit personne au centre du monde.Sinon il se perd, sinon il se glace." Ce récit étrange se divise en trois par­ties inégales:la maladie, l'enfance,Thérèse. Dès le début tout est dit:le père, la mère, l'ami intime Fred sont morts; comme sur une scène de théâtre trois personnages principaux évoluent: Fred 1'accompagnateur, l’homme du peuple des frontières, Thérèse la fée, la magicienne et la narratrice. "La Maladie" - qui occupe l'essentiel du recueil- nous plonge dans une atmosphère austère, peu bruyante où l'absence de dialogue et les courtes phrases tombant comme des couperets contribuent à élimer, à épurer le récit: D'un côté les arbres, grands squelettes noirs, de l'autre la neige,les collines glacées.... Quelques événements nous rattachent au fil du réel:les fugues, les bagarres de Fred, les voyages mystérieux en province de Thé­rèse, la maladie. La déliquescence, la dilution du réel s'opérent insensiblement; c'est le monde des ténèbres, des morts (avec à coté le frémissement des vivants).C’est le monde féérique de Thérèse, la magicienne. Par une forte diminution des sens (ne subsistent que la vue du feu, le goût des marrons et le toucher de la peau) le temps s’arrête, flottant : les sèves et les fièvres s’entremêlent, le monde fantasmagorique et chimérique s’installe et entre veille et sommeil une chorégraphie d’harmonies de figures et de couleurs se développe ; c’est alors le retour aux rythmes naturels et aussi le retour au monde merveilleux de l’enfance, de l’irréel : le chant cristallin s’élève parmi les ombres opalescentes et les voiles fantômatiques. Construit avec de subtiles ramifications (les correspondances chères aux romantiques allemands, ce récit relie l’amour au néant : “ l’amour nous avait ouvert les portes du néant à l’un et à l’autre. ”. Il tisse une toile entre les deux mondes du dehors et du dedans. “ Glacé ”, du sang à la transparence…

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