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Approches critiques > Au fil des notes

Venant le jourJean-Marie Barnaud
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Note de Yves Ughes

Suivi de:
Dans la splendeur des cycles
Cheyne Éditeur
 

 

Dans la splendeur des cycles, malgré tout, contre toute évidence, par la volonté de  l’écriture, la volonté donnée à l’écriture et maintenue par elle.
Car la vie est ici usure, tout ce qui vit fuit/par tous ses pores. On le perçoit de page en page, il ne s’agit pas de concept abstrait mais de puissances qui travaillent le corps ; notre vie passe par des organes qui se défont et que la passion, paradoxalement, déchire Elle montre/dans le creux de la chair/repliée/la peau gourde et/ flasque/les nerfs les tendons/qui s’exhibent/toute honte bue.
Comme faisant écho à la chair défaite s’installe la décrépitude du monde, toujours réactivée. A la fatigue du corps qui se tend au dessus de l’abîme répondent ces fusils brandis, comme de toute éternité, et pour quelles causes ? Et cette danse avec la mort/ de la jeune fille tchétchène/sa ceinture d’explosifs/serrée contre sa peau.
Vivre dès lors, sur ce fil tendu entre l’usure de soi et la violence du monde. Vivre dès lors n’est-ce pas attendre les archets de la mort ? Et quoi d’autre ?
Demeure pourtant la patience ardente du poète qui ne peut se résoudre à la portée de ces déflagrations s’accomplissant désormais au ralenti, en sous-titrage dans nos chairs à la fois douloureuses et molles.
Les mots se fraient un passage d’exigence, et donnent ainsi quelques chances à l’espérance, hâtant la venue de l’aube, traçant des voies pour que Venant le jourpasse malgré tout la vie.

Comme ça/poème/tu te rétractes/devant l’ordure/ Jean-Marie Barnaud ne peut accepter cette contraction, la poésie est le vecteur de sa vie, pour lui le texte poétique est porteur de vie. Il s’agit d’un combat qui nous concerne tous et qui parle de fraternité ;  il peut en ces termes se dire

Regarde bien
et vois frémir
là toujours
l’ardeur qui point
au droit du bleu.



(Note publiée dans le Patriote Côte d’Azur)

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