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Les collections > Thoth

La VilleRené Pons
La Ville
Prix : 12,00 € 11,40
Quantité :
EAN : 9782915120073
Format 10 x 20 centimètres
106 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 4° trimestre 2004
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Si ce livre est considéré par son auteur comme une autobiographie, c’est que, sous son aspect de récit bref, parfois à la limite du fantastique, il est une déambulation à travers un décor plus ou moins onirique, métaphore du déclin de la sensualité et d’un inconscient sans fin traversé et troublé par le spectacle de notre monde; ce monde qui semble aller vers le chaos.

Extrait

Le soir, quelquefois, je vais dans le quartier des escaliers. On appelle ainsi un quartier dont toutes les rues sont en escalier. Le fait curieux est que tous ces escaliers, qui tournent à droite, ne se rejoignent jamais. Leurs degrés sont toujours poisseux du sang des abattages rituels et il faut faire attention de ne pas glisser sous peine de commencer une chute quasiment infinie, ou du moins bien au-delà de ce qu’on appelle d’ordinaire une dégringolade. D’aucuns disent qu’un homme, dans ce quartier, a dégringolé un an et deux mois sans jamais arriver en bas. Il n’a dû la fin de son cauchemar qu’à la rencontre d’une troupe de pèlerins processionnaires qui montait vers la ziggourat située au sommet momentané de la ville.
Ce quartier a une autre caractéristique, c’est que le soleil jamais ne l’éclaire et qu’il est plongé dans une nuit perpétuelle. Pourtant, une phosphorescence du mur des immeubles qui bordent les escaliers permet aux passants de se diriger sans difficulté. Or, des passants il y en a pas mal, puisque, tout le long des marches, à chaque étroit palier où une nouvelle volée s’élève, une prostituée, quasiment nue, attend le client, assise dans une sorte de cage de verre très convenablement chauffée par une lampe à infrarouge.

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Illustrations

En couverture et frontispice, peintures de Jacques Clauzel.

Site e-commerce par Raynette.