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Les collections > Thoth

L'ÉtalFilip Forgeau
L'Étal
Prix : 11,00 € 10,45
Quantité :
EAN : 9782915120066
Format 10 x 20 centimètres
78 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 2° trimestre 2004
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Ici le cri est rouge, conçu dans l’exigence, dans l’intensité, la solitude aussi.
Le narrateur, vit dans le quartier des viandes. Ça pourrait s’appeler rue de la boucherie, comme la rue où il est né, mais non, c’est quartier des viandes. Son univers est une réalité dure et violente, qui se confond avec le souvenir du père et ses rêves troublés par de vilains démons. Au fond de lui, il y a plein de gens qui se battent et se débattent, qui agonisent dans le même chaos. L’obsession de la viande s’est confondue avec l’attirance et la peur de la chair, le rapport à la nudité avec l’impuissance à aimer. Avec ce texte errant sous forme de récit un travail s’accomplit sur la langue : on la tord, la déplie et, finalement, la déploie.
Le cri rouge ouvre ici ce qui pourrait bien être un espace vital.
Il faut découvrir ce texte comme une histoire fantasmagorique où résonnent des voix singulières, souterraines et impalpables dans la nudité des corps qu’elles habitent parfois.
Après tout, exister, ce n’est peut-être que caresser la surface du monde et la peau des êtres qui existent.

Extrait

Ça sent la viande. La viande fraîche, rouge, saignante. De celle qui n’attire pas encore les mouches. Ça sent la viande et la mort. La viande morte. De celle qui dégouline quand t’appuies un peu dessus, qui perle du jus quand t’y enfonces le doigt. Ça sent la viande. Qui suinte.
C’est l’odeur de la ville qui vient jusque dans mon lit, qui se glisse au cœur de mon sommeil, qui me donne des turbulences dans la nuit. Des turbulences à mes nuits.
J’ai toujours été un agité, l’agité du quartier. Du quartier de viande. C’est là que je vis, que je traîne ma carcasse : quartier des viandes. Ça pourrait s’appeler rue de la boucherie, comme la rue où je suis né.
Rue de la boucherie, quand tu nais là, ça marque la vie.
Mais, non, c’est quartier des viandes.
C’est quartier des viandes. C’est aussi rouge que le jour de ma naissance. Voir le jour dans le sang, ça donne envie de crier. Ça donne la rage et la gueulante pour le restant de ses jours.
Ma vie est un gueuloir. Un dégueuloir. Un jour rouge.

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Illustrations

Photo de couverture : photographie de J. Defaye.

Site e-commerce par Raynette.