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Les collections > Les Cahiers de l'Amourier

Le Nu bleuBéatrice Bonhomme
Le Nu bleu
Prix : 12,20 € 11,59
Quantité :
EAN : 9782911718588
Format 20 x 28 centimètres
56 pages.
Couverture 1 couleur
reliure dos carré collé
Collection “ Les Cahiers L'Amourier ”
ISSN 1296-4972
Dépôt légal 2° trimestre 2001
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Là où le nu est bleu va le poème. Les mots ont à peine le temps de traverser l'origine que déjà ils remontent. Et c'est le monde qui renaît. Dans ce qui reste, cette voix de femme. Nudité des braises sous les cendres devenues bleues. Effet d'un souffle amoureux. La vie, au bout.

 

Extrait

Et si le bleu et le noir du ciel n'étaient que couleurs d'absence de parole, au sein de toute parole proférée ? "
" (…) mais aussi l'espoir plus tenace que la vie que, du noir fond du malheur, pourrait un jour reparaître un pan, un coin de ciel bleu. "
Des poètes du noir ou des poètes du bleu ? " Noirs ou bleus, au bas de nos fronts, ils brillent de ce qu'ils nomment ". Même si le nu devrait être ce qui ne se nuance pas, " le noir du commencement ", je choisis le nu bleu - et je ne sais si dans ce choix joue en moi une réminiscence d'un tableau de Matisse - pour moi le nu est bleu et au matin souvent tout bleu, l'azur demeure.
J'admire l'ascétisme des prêtres pornographiques du noir, mais je n'ai pas la force de redire sans cesse la tautologie de " l'hiver ", du " froid sec ", d'une " lumière froide " ou de la mort.
Le noir ne se nuance, ni ne s'image. Il ne se conjugue pas. L'hibernation du langage me pétrifie, et l'espace noir, le noir nu géométrique, dans sa beauté ou sa laideur de mort.
Certes la mort, le noir total, la fin et le début, sous la lourde pierre, le socle se referme, la fermeture de la pierre sous laquelle j'essaye de crier. Mais le cri ne sort pas, aucun son ne sort, je suis aphasique.

Le nu noir est l'aphasie.Le noir gluant qui pénètre les oreilles, la bouche et les yeux et empêche de voir et de hurler. L'impuissance horrifiée devant quelque chose de plus fort. La peur absolue. La terre tombe dans la bouche, étouffe jusqu'au cri, la lourde pierre tombale, le clos, le fermé. La fermeture, la couture. Bouche cousue. Dans la mort, je suis exposé à la violence absolue, au meurtre dans la nuit.


Lire un autre extrait

 

Illustrations

Photographies de Sonia Guérin, Jean-Marie Rivello (ci-dessus), Béatrice Bonhomme, dessin de Mario Villani.

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