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Les collections > D'Aventures

DécapoleYves Ughes
Décapole
Prix : 9,20 € 8,74
Quantité :
EAN : 9782911718755
Format 14 x 15 centimètres
78 pages.
Couverture 1 couleur
reliure dos carré collé
Collection “ D'Aventures ”
ISSN 1621-7241
Dépôt légal 1° trimestre 2002
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Un homme s’est mis en route.
Il marche plein sud entre les villes d’une décapole abandonnée à la violence de ses contradictions, au peu de mots, au deuil qui fait poche vide à qui cherche provision.
Plus il franchit de villes et plus remonte la voix fraternelle qui établit ses comptoirs sur l’autre rive. Cette voix, c’est celle d’Yves Ughes. Voix ample en ses versets. Déchiquetée en ses images comme l’est la vérité après frappe. Baroque enfin comme ces villes qu’elle aime dans la colère.

Décapole : dans les Evangiles, district de dix villes, au sud et à l’est de la mer de Galilée ; la population était en grande partie païenne.
Ici, c’est autour de Nice, ville-mère, ville de lèpres et de saveurs, que s’agence la décapole.
Sur l’autre rive, se trouvent les comptoirs, lieu d’échanges et de brassages.
Une route donc, des pas et des mots pour sortir de soi.

 

Extrait

des corps s’étirent et se cassent dans les douches publiques tu peux toujours essayer la parole

parce que la voie rapide est ici suspendue les piliers-butant font office de supports
d’eux pendent des esquisses, des décors chacun paraît-il erre dans les rues qu’il mérite
des toiles offrant des fenêtres peintes sont posées par exemple sur l’acharnement de la misère

et puis ces friches mentales zones de ferrailles où la mémoire des reins rejoint le vide

et puis ces instants que tout souffle déserte et cette rouille installée sur les désastres comme en bout de prière
et encore ce champ rituel qui reçoit dans ses flaques des déchets jusqu’alors retenus dans les veines du temps enfin lâchés par la conscience
dans le tissu de ces lieux-ci naissent les contractions des femmes jetées au sol elles y mêlent leur chevelure de goudron
empoissées et souveraines maîtresses de leurs ventres d’asile elles font de leurs efforts une leçon de saveurs
elles sont la cité par où passe le fleuve
et savent accueillir sur le bas-côté du sommeil l’homme dont les os pelviens perdent alors toute décence et leur azur
soudainement vidées de leur substance elles se relèvent, la chevelure palpitant sous la peau des heures


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