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Les collections > D'Aventures

PériplesC. J. Sandher
Périples
Prix : 15,00 € 14,25
Quantité :
EAN : 9782911718823
Format 14 x 15 centimètres
170 pages.
Couverture 1 couleur
reliure dos carré collé
Collection “ D'Aventures ”
ISSN 1621-7241
Dépôt légal 3° trimestre 2002
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Entre concentration et dilatation s’effectuent les Périples de C.J. Sandher.
Dix-huit lignes, toujours. Isolées par un cadre, comme soustraites à l’abîme blanc de la page qui serait errance, perte et divagation gratuite. L’univers doit être capté. Ce n’est que pris dans le filet serré des mots qu’il peut naître, accéder à la vie par la force d’une langue exigeante et contractée.
Ainsi s’égrènent cent soixante villes et pays. Une fois saisis, ils s’offrent comme entrées, dans le temps et l’espace. On avance ici dans le tumulte des conquêtes, dans la fêlure des êtres et la fracture des éléments. Prennent forme en surface mythes et légendes, comme mode de survie.
Dans le chaos cultivé par les hommes, le lecteur se fraie des chemins de passage, avançant ainsi dans l’élaboration d’un monde en recomposition.

Suite de 160 textes de 18 lignes portant comme titre le nom du lieu auquel le texte se rapporte et en sous-titre le pays auquel ce lieu appartient. Les noms des pays sont classés par ordre alphabétique.

 

Extrait

Begram
Je m’arrêtai à Begram, surpris par la tiédeur de l’air, enveloppé d’un voile d’air frais qui descendait des neiges du Kush.
J’avais quitté la caravane à l’entrée de la ville, pris ma part d’or, d’ivoire et d’épices, et laissé les chameaux marcher vers Peshawar.
Des nouvelles du palais agitaient la foule : l’empire se délitait sous les assauts de nomades du Nord. Des hommes s’étaient battus sur les marches des temples. La route de Pamir n’avait jamais été si hasardeuse, ni la ville si folle : je passai dans des rues où gisaient des statues de dieux et d’éphèbes, où battaient au vent des soieries déchirées et bruyantes.
On disait que les Barbares adoraient un prince à qui la vérité apparaissait en rêve et pour qui le bonheur était dans la mort.
Vite je comptai mon or et le mis en lieu sûr.

Uélé
C’est ce que tu te demandais. Elle s’était enfuie sans explication, par une nuit dont la douceur n’avait jamais autant menti. Désemparant départ ! Mais pour où partir, avais-tu songé, sur ce sol sans limites ? Et où donc aller qui ne fût déjà le lieu d’un récit écrit avant soi ? Tu ne la savais pas si désespérée qu’elle pût croire encore qu’il y eût un ailleurs, un monde où tout s’effacerait puis se récrirait sur une page blanche. Tu te souvenais avec bonheur de ce filet d’eau fraîche qui vous avait unis, jailli spontanément des hauts plateaux de l’Est. Puis il avait grossi pour former une rivière qui descendait les pentes en se jouant des chutes et se jetait avec fracas dans l’Oubangui. Puis celui-ci s’était fondu dans le puissant Zaïre, avant de se noyer entièrement dans la mer des Atlantes, et sur la terre sèche tu t’étais trouvé seul.


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