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Les collections > D'Aventures

Petite,Florence Pazzottu
Petite,
Prix : 8,90 € 8,46
Quantité :
EAN : 9782911718632
Format 14 x 15 centimètres
62 pages.
Couverture 1 couleur
reliure dos carré collé
Collection “ D'Aventures ”
ISSN 1621-7241
Dépôt légal 2° trimestre 2001
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Petite, elles sont au nombre de 44. Elles se pressent. S’effleurent. Font la ronde.
“ Petite ”, 44 fois le mot lance et relance la parole de Florence Pazzottu.
“ Petite ”, c’est un mot de passe. Le sésame du temps illimité d’une enfance moins retrouvée que maintenue et qui soudain se cristallise en 44 textes courts. Précipités d’émotions, de sensations et de pensées, transparents jusqu’à l’incandescence.

“ Ces quarante-quatre Petites, écrites en marchant, sont des cristaux d’enfance vive saisis dans ma langue ; ce sont, incandescentes, les émotions-sensations-pensées de l’enfance, cristallisées et saisies, grâce au mouvement de la marche, dans une petite forme qui, par le sursaut qu’elle provoqua dans ma pensée et dans ma langue, les éveilla. ” Florence Pazzottu

 

Extrait

Petite, je nourrissais mon ogre – ne le fallait-il pas ? – ; dérobades, insolences, mensonges, jalousie, je le régalais, hélas, de ces tristes morceaux ; amusée par ces gâteries, sans pour autant qu’il fît disette, sa grande gueule avait peu d’exigence, ne puisait pas aux sources essentielles, mais parfois j’étais sans vigilance : il faisait sur mon dos un festin ; plusieurs de ceux à qui je me confiais alors, me plaignant de cet hôte ingrat, poussèrent de hauts cris : “ Nous n’avons chez nous, heureusement, rien de pareil ! ” (amère, me sentant seule, je me réfugiais en moi-même) ; ce n’est que bien plus tard que j’ai compris que tous avaient leur monstre mais ne pouvaient l’apercevoir, car lorsqu’en eux il s’éveillait, hurlant sa faim, ils lui servaient tout entiers de repas.

*

Dans ma main, petite, le monde tenait tout entier ; la chair d’un abricot, je participais à la sève des choses ; il n’y avait que des premières fois : la première amande fraîche, la première cerise goûtée sur l’arbre ; une framboise, c’est l’éclat fragile déjà sombre de l’été qui roule et s’effrite entre nos doigts ; il n’y avait que des premières fois ; le monde est une piste de danse ; un croche-patte – et nous étions les étrangers pour toujours, les détraqués, les solitaires.


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Illustrations

Encres de l’auteur.

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