1, montée du Portal - 06390 Coaraze
Accueil Recherche Votre panier Valider votre commande Conditions de vente Nous contacter
Les librairies partenaires
Votre compte client
Pour accéder à votre compte, veuillez vous identifier :
E-mail :
Mot de passe :
Pour recevoir notre lettre d'information
e-mail :
Vers le site Compoir du livre SPE

Les collections > Grammages

Comme des pas qui s'éloignentAlain Freixe
Comme des pas qui s'éloignent
Prix : 19,00 € 18,05
Quantité :
EAN : 9782911718281
Format 17 x 23 centimètres
72 pages.
Couverture 2 couleurs composée au plomb
reliure dos carré collé
Collection “ Grammages ”
ISSN 1284-6570
Dépôt légal 2° trimestre 1999
Prix Louis Guillaume 2000
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

Comme des pas qui s’éloignent n’est pas une relation de promenade.
Ni au dehors même si le monde extérieur y est fortement dessiné depuis ses brumes, ses ciels nocturnes, ses pierriers, ses arbres, ses étangs, ses feux éteints, dressé jusque dans la finitude de ses noms ; ni au dedans même si quelque chose remonte du fond des jours, pans obscurs, taches mortes ou paquets de froid, soudain.
Ou alors ce serait dans leur entre-deux. Voilà, des pas de langue. À pas de loup dans la langue. Comme quand les loups grattent le sol, le déchaussent jusqu’à pouvoir y gîter. Un temps, du moins. Et que leurs pas sont, terre et herbes mêlées, cette croûte qu’ils rejettent. C’est peut-être de là que vient ce sentiment d’être moins face à des souvenirs qu’à quelque chose qui se construirait ; quelque chose qui serait de l’ordre d’un récit au ralenti, aux références narratives englouties ; quelque chose comme une impossible histoire.
Et ce sont bien des pas qui s’éloignent dans ces textes, laissant derrière eux le poids des scories qui empêchaient de gagner en légèreté.
Des pas comme une mue. Pour faire mus. Et rester le museau en l’air. Dans les tourments d’un ciel véhément.
Cela s’appelle muser.

 

Extrait

I

Dans un ciel d’encre froide, quelques oiseaux tournent.

Ralentis. Alourdis de tout ce qui dans les cendres se souvient encore du feu.

Et dure.



II

Rien ne les menace.

Que ce restant de nuit qui traîne dans l’entrebâillement du ciel.

Que ces pans de silence qui déchirent les rideaux blancs de nos fenêtres

Passé les grands arbres, rien ne les menace.

Que ce froid où se prennent les yeux.



III

C’est entendu. Nos regards ne voient que d’éloigner. Ils veillent. Et c’est entre vent et nuages, le bleu qui nous les rend inquiets. Et parfois si secs qu’on roule en leurs ravins des paroles aussi rauques que les pierres.

C’est entendu. Mais on aimerait certains soirs, quand un peu de lumière encore s’attarde qu’elle se prenne aux quatre coins des vitres et qu’à partir de ces points de traction leur surface soudain se distende. On aimerait que vibrer ce soit s’ouvrir. Et s’envoler.

Ce serait comme au terme d’un grand vol d’air et de feuilles. L’arbre et le ciel s’ouvriraient à leurs oiseaux.

Ce serait juste avant la nuit, le silence et le froid.


Lire un autre extrait

Lire la revue de presse

Voir le tirage de tête

 

Illustrations

Frontispice de Leonardo Rosa.

Site e-commerce par Raynette.