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Les collections > Thoth

NonaJean-Luc Coudray
Nona
Prix : 11,50 € 10,93
Quantité :
EAN : 9782915120172
Format 10 x 20 centimètres
86 pages.
Couverture quadrichromie
Reliure dos carré collé
Collection “ Thoth ”
ISSN 1625-9173
Dépôt légal 4° trimestre 2005
 

Biographie et bibliographie de l'auteur

Propos du livre

C’est une suite de textes brefs, historiettes ironiques, fabulettes aigres-douces, récits chahutés par l’imprévu et l’ellipse.
Les protagonistes en sont généralement des gens ordinaires dans des situations ordinaires et dans des lieux ordinaires...
Mais Jean-Luc Coudray s’entend comme personne à subvertir les faits, rompant systématiquement l’enchaînement des effets et des causes, forçant jusqu’à l’absurde la logique des événements. La langue s’autorise toutes les impropriétés et fait de la métaphore impertinente son plaisir.
“Le mystère met un peu d’ombre. Il permet d’avoir un peu de fraîcheur. On respire dans le mystère...” Tel est l’aveu qu’on trouve au détour d’une page et qui signifie exactement l’enjeu et l’attrait de ce petit vade-mecum du rêve baroque. Jean-Pierre Siméon (Quatrième de couverture)

Extrait

Nona n’était pas belle.
Mais, ainsi, c’était Nona. Je n’ai jamais vu de beauté que banale.
Nona me faisait monter le soir le petit escalier qui menait à sa mansarde. Puis, elle enlevait les habits de plus en plus féminins qui recouvraient son corps.
Étendue, nue, sur son lit profond et froid, elle m’attendait.
Ses deux seins étaient énormes. Ils n’en paraissaient que plus vulnérables.
Nos nuits étaient calmes, sérieuses et excitantes.
Tout était bien fait. Le lit était propre, tranquille, large, rêche. Deux grands oreillers étaient là pour toujours. Ses mains sentaient un mélange de lessive et de poussière.
Elle me parlait dans sa langue maternelle et je lui répondais dans la mienne.
La langue espagnole ne me donnait pas une impression d’exotisme. C’était pour moi une sorte de manière de voir le français, une espèce d’accent un peu prononcé.
Le matin, elle me servait mon petit-déjeuner dans la salle à manger.
Je partais durant la journée, marcher un peu. Ces sorties n’étaient pour moi que des exercices sans intérêt. Mon but était simplement d’être mieux le soir lorsque je la retrouverai.

Lire un autre extrait

Écouter la chronique de Jean-Marc Stricker sur France-Inter

Illustrations

En couverture, reproduction d'une peinture de Philippe Coudray

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